Le Royaume-Uni attend la photo de son petit prince

Frénésie médiatique à Londres.... (Photo AFP)

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Frénésie médiatique à Londres.

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Béatrice DEBUT
Agence France-Presse
Londres, Royaume-Uni

Kate et son «bébé royal», né lundi, se portent bien après leur nuit dans un hôpital londonien devant lequel les médias du monde attendaient la première apparition publique du petit prince, appelé un jour à régner.

«La mère, le fils et le père se portent tous bien ce matin», a indiqué, selon l'expression consacrée, le Palais de Kensington mardi à la mi-journée, alors que le royaume célébrait en grande pompe la naissance royale.

La fanfare des gardes de la reine, vêtus de leur uniforme rouge surmonté d'une coiffe en poil d'ours, a salué l'événement en jouant «Congratulations» (félicitations) devant des centaines de touristes, dans la cour du Palais de Buckingham, la résidence londonienne d'Élisabeth II.

À 14 h (9 h, heure de Montréal), 103 coups de canon ont été tirés à Londres. À la même heure, les cloches de Westminster Abbey, où Kate et William s'étaient mariés en avril 2011, carillonnaient, les cloches devant retentir pendant trois heures. Conformément à la tradition en cas de naissance d'un prince ou d'une princesse, quel que soit son rang dans l'ordre de succession.

La naissance du prince de Cambridge, troisième héritier direct du trône, a aussi été saluée jusque dans les Caraïbes, où des dizaines de marins du HMS Lancaster de la Royal Navy ont formé les lettres BOY (pour garçon) sur le pont.

La veille au soir, la fête était dans la rue à Londres avec des centaines de curieux venus célébrer la nouvelle, sous la pleine lune et verre de champagne à la main, devant Buckingham.

Les heureux parents, tous les deux âgés de 31 ans, ont passé la nuit à la maternité de St Mary, où William a assisté à l'accouchement du bébé de 3,8 kilos (près de 8,4 livres), témoignant de sa volonté de se comporter en père modèle et moderne.

Dans leur premier communiqué mardi, le couple a tenu à remercier le personnel de l'hôpital pour sa «formidable attention».

Deux grandes inconnues alimentaient les interventions quasi continues des commentateurs des télévisions britanniques : le moment où le bébé, premier-né du couple princier, sortira de la maternité devant laquelle l'attendent des centaines de journalistes? Et quel sera son prénom, ou plutôt ses prénoms, son père en ayant pas moins de quatre (William, Arthur, Philip, Louis)?

Selon des sources officielles, le trio pourrait quitter l'hôpital en fin de journée mardi ou mercredi matin.

Une fois le bébé immortalisé devant les caméras, le couple soucieux du respect de sa vie privée devrait se retirer dans un lieu tenu pour l'instant secret. Il pourrait choisir le palais de Kensington, sa résidence londonienne, à moins qu'il n'opte pour la demeure des parents de Kate, dans la campagne anglaise, comme le spéculent des journaux.

Quant au prénom, la patience sera peut-être requise. Il avait fallu une semaine pour connaître le prénom de William, né en 1982.

Le choix des prénoms est un exercice délicat, pour n'importe quel parent, mais probablement encore davantage pour un enfant appelé à régner. Les preneurs aux livres, qui avaient parié à tort sur la naissance d'une fille, tablaient sur George - un prénom chargé d'histoire, puisque porté par six monarques - suivi de James, prénom du frère de Kate.

Kate et William ont reçu une avalanche de félicitations en provenance du monde entier, de la Maison-Blanche, à la Russie en passant par la France et des pays membres de la Couronne. L'Australie, où les républicains font pourtant entendre leurs voix, a évoqué «un jour heureux pour nos amis au Royaume-Uni et dans le Commonwealth». Au Canada, les chutes du Niagara ont été éclairées de bleu en l'honneur du petit prince.

Le bébé royal a également affolé la Toile, suscitant plus de 25 300 tweets à la minute au pic de l'activité sur le réseau social.

Cette naissance intervient au moment où la famille royale est à son zénith, après le mariage de Kate et William en 2011, le jubilé de la reine l'année suivante, et le 60e anniversaire cette année du couronnement d'Élisabeth II.

La naissance d'un petit garçon signifie cependant que la toute nouvelle législation mettant fin à la primauté masculine pour l'accession au trône ne sera pas appliquée cette fois-ci.

Le bébé royal ne devrait «pas hériter du trône avant au moins 50 ans», prédit The Guardian, journal républicain.

Le nouveau-né est précédé par son grand-père, le prince Charles, et son père. Et le quotidien de se demander si le Royaume-Uni sera toujours en 2065 «un État qui a à sa tête un individu dont la place a été décidée par la naissance».

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