Trump et les chefs républicains font un premier pas vers la «réunification»

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a passé quatre heures jeudi à lancer le processus de réunification avec les chefs de son parti à Washington, en quête d'un front commun pour empêcher la démocrate Hillary Clinton de succéder à Barack Obama.

«Bien que nous soyons honnêtes sur nos différences, nous avons constaté qu'il existait aussi de nombreux terrains d'entente», ont déclaré dans un communiqué conjoint Donald Trump et Paul Ryan, l'homme fort du Congrès, président de la Chambre des représentants, et la plus haute personnalité républicaine à avoir refusé à ce jour de soutenir formellement le candidat à la présidentielle.

«C'était notre première rencontre, mais un pas très positif vers la réunification», ont estimé les deux hommes.

«Les États-Unis ne peuvent pas se permettre quatre années supplémentaires d'une Maison-Blanche Obama, ce que Hillary Clinton représente. C'est pourquoi il est crucial que les républicains se rassemblent autour de nos principes communs, promeuvent un programme conservateur, et fassent tout leur possible pour gagner cet automne», ont-ils ajouté, apparemment désireux d'apaiser les tensions et d'atténuer, au moins en public, leurs divergences --même si Paul Ryan n'a pas encore apporté son soutien à Donald Trump.

La rencontre, événement politico-médiatique, s'est tenue dans les locaux du parti républicain, sous l'égide de son président Reince Priebus qui, fataliste, s'était rallié dès la semaine dernière à Donald Trump.

Des dizaines de journalistes et de manifestants démocrates cernaient l'immeuble où il a également rencontré d'autres responsables républicains de la Chambre, avant de se rendre de l'autre côté de la colline du Capitole pour voir les responsables républicains du Sénat, dont le chef de la majorité Mitch McConnell.

«La réunion a été très constructive», a déclaré celui-ci.

Avant de quitter la capitale fédérale à bord de son avion privé, le candidat a renchéri sur Twitter: «Très bonne journée à Washington avec Paul Ryan et les chefs républicains. Les choses se passent très bien!».

Transition en douceur

Les divergences sont profondes entre Donald Trump et l'appareil républicain, et l'unité «ne se fera pas en 45 minutes», a prévenu Paul Ryan lors d'une conférence de presse.

Mais le Speaker a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu'il était «encouragé» par la rencontre. Il a souligné que les deux hommes avaient d'abord discuté de principes, tels que la séparation des pouvoirs, l'interprétation de la Constitution, l'avortement et le rôle de la Cour suprême, des sujets chers aux conservateurs, et sur lesquels Donald Trump a envoyé des signaux contradictoires.

«Nous sommes en train de planter les graines de l'unité, afin de combler le fossé de nos différends», a déclaré Paul Ryan. Et il a ajouté qu'il présiderait bien la convention d'investiture de Cleveland, du 18 au 21 juillet, comme les règles le prévoient, à la demande du candidat.

Sa résistance initiale à sauter à bord du «train Trump» pourrait lui permettre de négocier un socle de principes et peut-être de propositions précises, afin d'éviter le délitement de la droite à l'approche de la présidentielle. En ne précipitant pas son ralliement, il facilite la transition des républicains qui étaient consternés par la personnalité et les idées de Donald Trump, notamment sa proposition en décembre dernier de fermer les frontières aux musulmans.

Donald Trump a d'ailleurs expliqué mercredi que ce n'était «qu'une suggestion», sur la radio Fox News.

À ce stade, la perspective d'un candidat dissident à la présidentielle pour sauver l'honneur conservateur s'estompe. Beaucoup de républicains veulent avant tout sauver les meubles et conserver la fragile majorité républicaine au Sénat, les législatives ayant lieu en même temps que la présidentielle. La majorité à la Chambre est en revanche solide.

«Je n'ai pas encore été persuadé, mais je suis prêt à écouter», expliquait jeudi Charlie Dent, un républicain modéré.

La réticence de Paul Ryan agace les élus pro-Trump. Beaucoup dédramatisent aussi la situation. Après tout, disent-ils en substance, le parti a plus de deux mois pour préparer la convention, et six mois jusqu'à la présidentielle, une éternité en politique.

Le sénateur de l'Iowa Chuck Grassley, élu en 1980 en même temps que le président républicain Ronald Reagan, appelait cette semaine en calme en rappelant ce précédent: «souvenez-vous, tout le monde pensait que Reagan nous conduirait à la défaite».

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