Ted Cruz a défendu une loi interdisant la vente de jouets sexuels

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Avant de devenir membre du Sénat américain, M. Cruz a agi pendant plus de cinq ans comme solliciteur général du Texas, défendant en cour les positions de l'État sur le plan législatif.

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Will Weissert, Michael Biesecker
Associated Press
AUSTIN

Prenant la défense de la loi du Texas interdisant la vente de jouets sexuels, le candidat à l'investiture républicaine Ted Cruz a affirmé dans un mémoire présenté à un tribunal en 2007 que les citoyens n'avaient aucun droit légal d'utiliser pareils accessoires, et ce, même dans l'intimité de leur chambre à coucher.

Avant de devenir membre du Sénat américain, M. Cruz a agi pendant plus de cinq ans comme solliciteur général du Texas, défendant en cour les positions de l'État sur le plan législatif. Il évoque fréquemment cette expérience pour prouver son engagement en tant que chrétien conservateur.

Durant la campagne, Ted Cruz a souvent rappelé à ses auditeurs qu'il avait milité en faveur de la peine capitale et qu'il s'était opposé à l'avortement, tout en préservant les mots «Sous l'autorité de Dieu» dans le serment d'allégeance au drapeau des États-Unis et en protégeant un monument célébrant les 10 commandements érigé sur le terrain du Capitole du Texas.

M. Cruz n'a toutefois jamais mentionné sa défense de l'interdiction des jouets sexuels, une cause qu'il a perdue il y a une décennie et dont l'existence a d'abord été rapportée par le magazine «Mother Jones».

La loi, adoptée dans les années 1970, interdisait et qualifiait d'obscène tout appareil «utilisé principalement pour stimuler les organes génitaux humains». La même législation considérait également que toute personne possédant six ou plus objets de ce genre faisait la promotion de ces accessoires soit en les fabriquant, en les vendant, en les louant, en les distribuant ou par d'autres moyens.

Joanne Webb, une ancienne enseignante au primaire âgée de 43 ans et mère de trois enfants, avait été arrêtée en 2003 après avoir vendu un jouet sexuel à un policier en civil durant une présentation organisée en banlieue de Fort Worth.

Si les accusations criminelles contre Mme Webb avaient éventuellement été abandonnées, son histoire avait poussé un groupe de fabricants de jouets sexuels à contester la constitutionnalité de la loi devant un tribunal fédéral.

Un comité de trois juges avait plus tard décrété que la législation texane allait à l'encontre du 14e amendement, qui garantit le droit à la vie privée. Le procureur général du Texas de l'époque, Greg Abbott, qui est maintenant le gouverneur de l'État, avait porté le jugement en appel, sans succès.

En tant que solliciteur général, Ted Cruz avait rédigé un mémoire de 83 pages faisant valoir que la Cour suprême des États-Unis «n'avait jamais laissé entendre que l'application régulière de la loi quant aux règles de fond du droit protégeait la capacité des individus à stimuler leurs organes génitaux par le biais de procédés n'étant liés ni à la procréation ni à un style de vie particulier».

La porte-parole de la campagne de M. Cruz, Alice Stewart, a tenté de distancier le candidat de ce vieux mémoire, soulignant dans un courriel qu'en tant que solliciteur général, Ted Cruz était obligé de défendre les lois du Texas en cour, qu'il soit d'accord avec elles ou non.

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