Les victimes civiles inévitables en Irak et en Syrie, dit le chef du Pentagone

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Le secrétaire à la Défense Jim Mattis

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse
Washington

Les victimes civiles sont inévitables dans la guerre contre le groupe État islamique en Irak et Syrie, mais les États-Unis font «tout ce qui est humainement possible» pour les éviter, a déclaré dimanche le secrétaire à la Défense Jim Mattis.

Les États-Unis et une coalition internationale mènent depuis 2014 des frappes aériennes en Irak et Syrie contre le groupe État islamique, qui selon des ONG provoquent de plus en plus de victimes civiles.

Ces victimes «sont un fait de la vie dans ce genre de situation», a déclaré dimanche M. Mattis sur CBS.

Mais les États-Unis «font tout ce qui est humainement possible, compatible avec les nécessités militaires» pour les éviter, a-t-il indiqué.

Selon certaines ONG, la hausse des victimes civiles - niée par le Pentagone - résulte de la volonté de l'administration Trump d'accélérer le combat contre les djihadistes et de les «anéantir».

Mais cette affirmation est démentie par le Pentagone.

«Nous n'avons pas changé les règles d'engagement» des bombardements, qui déterminent les précautions à prendre pour éviter les victimes civiles, a répété M. Mattis dimanche.

«Il n'y a aucun affaiblissement de notre volonté de protéger des innocents», a-t-il souligné.

La coalition reconnait officiellement avoir tué plus de 450 civils dans ses bombardements depuis le début de la campagne de bombardements en 2014, y compris les 105 morts de Mossoul le 17 mars.

Airwars, un collectif de journalistes basé à Londres qui compilent les données publiquement disponibles, estime de son côté le nombre de victimes à au moins 3681.

Le Pentagone a reconnu jeudi qu'un bombardement américain à Mossoul en Irak le 17 mars avait coûté la vie à 105 civils, mais rejeté la faute sur des explosifs disposés par les djihadistes dans la maison visée.

Les explosifs installés à cet endroit «montrent une fois plus le souverain mépris» de la vie humaine des djihadistes, a estimé M. Mattis.




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