Syrie: le bastion djihadiste de Raqa bientôt «isolé»

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Raqa, dans le nord de la Syrie, est la capitale autoproclamée du groupe État islamique.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La capitale autoproclamée du groupe État islamique (EI), la ville de Raqa en Syrie, sera bientôt presque «isolée» du reste du monde, a estimé mercredi un porte-parole militaire de la coalition internationale contre l'EI.

«Nous nous attendons à ce que d'ici les prochaines semaines la ville soit presque complètement isolée», a indiqué le colonel américain John Dorrian, qui s'exprimait par vidéo-conférence depuis Bagdad.

La ville ne sera pas forcément complètement encerclée, mais il sera «très difficile d'y entrer ou d'en sortir», a-t-il indiqué.

La coalition contre le groupe État islamique resserre progressivement l'étau contre les djihadistes en Irak et Syrie.

La ville de Mossoul en Irak a été partiellement reprise par les forces irakiennes, qui doivent encore conquérir les quartiers ouest de la ville.

Raqa est le prochain grand objectif de la coalition. Une alliance arabo-kurde soutenue par la coalition, les Forces démocratiques syriennes, a commencé l'offensive en avançant vers la ville depuis le nord.

Mais la question de savoir qui exactement prendra d'assaut la ville elle-même, majoritairement arabe, n'a pas encore été tranchée.

La Turquie a montré son intérêt pour participer à l'opération, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu indiquant que son pays était prêt à envoyer des forces spéciales participer à la bataille.

La Turquie s'oppose à la montée en puissance des Forces démocratiques syriennes, que la coalition considère comme son allié le plus efficace pour combattre les djihadistes en Turquie.

Selon Ankara, l'alliance n'est qu'un faux-nez pour les milices kurdes YPG, qu'elle considère comme un groupe terroriste.

«Nous disons déjà depuis plusieurs mois que nous sommes ouverts» à une participation de la Turquie à la prise de Raqa, a souligné mercredi le colonel Dorrian.

La Turquie a déjà des troupes présentes dans le nord de la Syrie, où elle a lancé fin août une offensive contre l'EI et les milices kurdes.

Après une rapide avancée, l'armée turque, qui agit en soutien à des groupes rebelles syriens, est engagée depuis plusieurs semaines dans des combats meurtriers autour d'Al-Bab, dans le nord du pays.




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