Irak: des civils fuient une ville de l'ouest par crainte des combats

Un soldat de l'armée irakienne.... (PHOTO AZAD LASHKARI, ARCHIVES REUTERS)

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Un soldat de l'armée irakienne.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Bagdad

Des milliers de civils irakiens ont fui ces derniers jours Hit, un des principaux bastions du groupe État islamique (EI) dans l'ouest de l'Irak que les forces gouvernementales veulent reprendre, selon des responsables des forces de sécurité.

De hauts responsables des forces de sécurité avaient indiqué ce week-end qu'un certain nombre de combattants de l'EI, dont des hauts dirigeants étrangers, avaient quitté cette ville située à 145 km à l'ouest de Bagdad.

Mais plusieurs sources ont indiqué mardi que la ville était toujours sous le contrôle des djihadistes, faisant craindre de nouveaux combats avec les forces gouvernementales.

Des milliers de familles ont fui Hit ces derniers jours pour rejoindre Al-Baghdadi, située à une trentaine de kilomètres plus au nord, ou d'autres localités de la province d'Al-Anbar, a indiqué à l'AFP le colonel de police Fadhel al-Nimrawi.

«Au moins 120 familles sont arrivées hier à Al-Baghdadi, mais des milliers de familles sont encore» à Hit, a-t-il dit.

«Nous ne sommes pas certains du nombre de combattants de l'EI encore en ville après que certains ont fui», a ajouté le colonel Nimrawi, précisant que les djihadistes étaient pour «la plupart déployés sur des positions défensives autour de la ville».

«Malheureusement, Hit demeure sous le contrôle de Daech (acronyme en arabe de l'EI), mais elle sera reprise dans les prochains jours», a déclaré pour sa part à l'AFP Yahya Rassoul, le porte-parole du Commandement joint des opérations qui supervise la lutte antidjihadiste en Irak.

Lors du retrait dimanche de l'EI, les habitants de Hit avaient l'espoir que les forces gouvernementales et les combattants tribaux qui leur sont alliés entrent dans la ville et la sécurisent.

Mais certains djihadistes sont restés dans la ville et d'autres y sont ensuite revenus, et les habitants craignent d'être pris dans les combats entre les deux camps.

«Il n'y a pas de forces de sécurité à Hit, les habitants sont effrayés, car ils savent qu'il va y avoir une grande opération militaire», a déclaré Naim al-Kaoud, le chef de la tribu Nimr.

Le week-end passé, l'EI s'est également retiré de Routba, une ville isolée plus à l'ouest, pour y revenir 24 heures plus tard, selon des responsables de la sécurité.

Les forces gouvernementales ont réussi à reprendre ces derniers mois à l'EI la ville de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar. Elles tentent de reprendre d'autres villes au groupe qui s'est emparé en juin 2014 de larges pans du territoire.

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