Les États-Unis utilisent des armes informatiques contre l'EI

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Les responsables se sont refusés à détailler les cyber-opérations de l'armée américaine.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les Américains utilisent des armes informatiques dans leur guerre contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie, a déclaré lundi le secrétaire à la Défense Ashton Carter.

«Nous utilisons des outils informatiques pour affaiblir la capacité du groupe État islamique à opérer et communiquer sur le champ de bataille virtuel», a dit M. Carter lors d'une conférence de presse au Pentagone.

«Il s'agit de leur faire perdre confiance dans leurs réseaux, de surcharger leurs réseaux pour qu'ils ne puissent pas fonctionner, et faire toutes ces choses qui interrompent leur capacité à commander leurs forces, et à contrôler leur population et leur économie», a expliqué M. Carter.

Le chef d'état-major inter-armées Joseph Dunford, aux côtés du secrétaire à la Défense, a fait le parallèle entre assiéger l'EI physiquement dans ses places fortes de Mossoul (Irak) et Raqqa (Syrie), et l'assiéger dans le cyberespace.

«Nous essayons à la fois physiquement et virtuellement d'isoler le groupe État islamique», a-t-il expliqué.

Mais les deux responsables se sont refusés à détailler davantage les cyber-opérations de l'armée américaine.

«Nous ne voulons pas» que les djihadistes «soient capables de faire la différence» entre les perturbations liées aux cyber-armes américaines et les perturbations qui n'ont rien à voir, a expliqué le général Dunford.

La confidentialité est d'autant plus importante que ces cyber-armes sont «nouvelles», «surprenantes», et «utilisables» face à d'autres adversaires que l'EI, a souligné de son côté M. Carter.

Le secrétaire américain à la Défense n'a pas précisé quels étaient ces adversaires.

Mais les responsables américains de la Défense n'ont cessé de mettre en garde ces dernières années sur les capacités des Russes et des Chinois en matière de guerre des réseaux, sans oublier celles des Iraniens et des Nord-Coréens.

Les États-Unis sont en train de constituer une force d'environ 6.000 soldats spécialisés dans la guerre informatique, placés pour l'instant sous l'autorité de l'amiral Michael Rogers, le patron de la NSA, la puissante agence de renseignement chargée de l'espionnage électronique.

Ce «cyber-commandement» de l'armée américaine, regroupant 133 unités de combat, doit être capable de mener à la fois des opérations de défense des réseaux et ordinateurs américains, et d'attaque sur des machines adverses.

Le Pentagone est resté jusqu'à maintenant très discret sur les activités de ces cyber-combattants mais l'administration prévoit d'augmenter de 15% l'enveloppe de la guerre informatique dans le budget de la Défense 2017, à 6,7 milliards de dollars, soit un peu plus de 1% du budget total de la Défense américaine.

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