Des membres de la coalition anti-EI «ne font rien du tout»

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Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Plusieurs membres de la coalition antidjihadiste conduite par les États-Unis «ne font rien du tout» pour combattre le groupe État islamique en Irak et en Syrie, a critiqué vendredi le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

Le ton du chef du Pentagone tranchait avec la rhétorique habituelle des Américains qui tendent généralement à souligner la coopération entre les 65 pays formant la coalition qu'ils dirigent et dont le slogan est «une mission, plusieurs nations».

«Beaucoup (de membres de la coalition) ne font pas assez, ou ne font rien du tout», a dénoncé M. Carter dans une interview à la chaîne CNBC en marge du Forum économique de Davos en Suisse.

«Nous pouvons faire beaucoup nous-mêmes... (mais) nous souhaitons que les autres fassent leur part», a-t-il ajouté.

Dans une autre interview avec la chaîne Bloomberg TV, Ashton Carter a également qualifié l'alliance antidjihadiste de «soi-disant» coalition, exprimant ses frustrations, en particulier à l'égard des partenaires de pays arabes et des États du Golfe.

Ces derniers et notamment l'Arabie saoudite -jamais nommément citée- sont engagés dans une autre guerre contre les rebelles chiites houthis au Yémen, qui aspire une partie de leurs forces.

«Nous avons besoin que les autres assument leurs responsabilités, personne ne devrait faire cavalier seul», a-t-il fustigé.

Ashton Carter vient de passer une semaine en Europe, où il a tenté de persuader ses alliés d'accroître leurs efforts contre l'EI, qui contrôle de larges portions de territoire en Syrie et en Irak.

Il a réitéré un appel particulier à la Turquie vendredi, réclamant à Ankara de renforcer considérablement la sécurité à sa frontière syrienne.

«La Turquie est une amie de longue date», a-t-il déclaré, alors qu'Ankara met à disposition sa base militaire stratégique d'Incirlik pour mener des frappes aériennes.

Mais, a poursuivi M. Carter lors d'une séance de questions-réponses à Davos, «elle a une frontière poreuse pour les combattants étrangers dans les deux sens». «Ainsi je pense que les Turcs pourraient faire plus».

L'exaspération de M. Carter pourrait refléter une pression venue de Washington où l'administration Obama est critiquée pour son manque d'efficacité dans la lutte contre l'EI qui dure depuis août 2014.

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