Contre l'EI, la France doit «changer ses alliances» et se détourner de l'Arabie saoudite

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L'Arabie saoudite est «un État qui bafoue les droits fondamentaux, qui crucifie, qui décapite, qui coupe les mains, mais avec lequel nous entretenons d'excellentes relations. Mais que voulez-vous, notre addiction au pétrole nous rend dépendants de gens comme cela», a argué le chef de file des Verts au Parlement européen.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
STRASBOURG

La France doit «changer ses alliances» pour lutter contre l'État islamique (EI), en se détournant de l'Arabie saoudite et du Qatar, pour se rapprocher notamment de la Russie et de l'Iran, a affirmé mercredi au Parlement européen la chef de file de l'extrême droite française, Marine Le Pen.

Après les attentats qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre, il est nécessaire de «nommer l'ennemi», à savoir le «fondamentalisme islamiste», a martelé Mme Le Pen devant ses pairs eurodéputés à Strasbourg.

«Le nommer, ça oblige à remettre en question un certain nombre d'amitiés internationales, ça oblige à se poser la question de savoir si on peut continuer à avoir comme alliés l'Arabie saoudite et le Qatar», et à s'interroger sur «l'ambiguïté de la Turquie à l'égard du fondamentalisme islamiste», a ajouté la présidente du Front national, qui s'exprimait lors d'un débat consacré aux suites des récents attentats.

«L'ensemble des accords, des alliances internationales que nous avons passés nous pousse en réalité à être aujourd'hui objectivement les alliés du fondamentalisme islamiste, plutôt que ses ennemis», a dénoncé Mme Le Pen.

«Je propose que l'on change ces alliances. Tous ceux qui luttent contre le fondamentalisme islamiste doivent être considérés comme des alliés, sans aucune réserve. Cela passe par l'Égypte, les Émirats arabes unis, la Russie, l'Iran», a-t-elle énuméré.

La relation des Occidentaux avec Riyad a également été vivement critiquée par le chef de file des Verts au Parlement européen, le Belge Philippe Lamberts.

«Le régime d'Arabie saoudite propage une forme d'islam qui est probablement la plus totalitaire, la plus fasciste du monde», a-t-il accusé.

«C'est un régime avec lequel nous sommes alliés, mais qui incarne l'État islamique qui a réussi, c'est le modèle que Daech (l'acronyme de l'EI en arabe)»,veut (imiter)», selon M. Lamberts.

L'Arabie saoudite est «un État qui bafoue les droits fondamentaux, qui crucifie, qui décapite, qui coupe les mains, mais avec lequel nous entretenons d'excellentes relations. Mais que voulez-vous, notre addiction au pétrole nous rend dépendants de gens comme cela», a argué l'élu écologiste.

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