Les frappes aériennes tuent plus de 1000 combattants de l'EI par mois

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Les raids aériens «ont un effet profond sur l'ennemi», estime le général John Hesterman.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La campagne de bombardements de la coalition menée par les États-Unis contre le groupe État islamique a permis de tuer «plus de 1000» combattants ennemis par mois, a déclaré vendredi l'un des généraux américains dirigeant l'opération.

Les raids aériens «ont un effet profond sur l'ennemi» et «ont retiré du champ de bataille plus d'un millier de combattants ennemis par mois», a estimé le général John Hesterman, chef de la composante aérienne du commandement militaire au Moyen-Orient, qui s'exprimait lors d'une conférence téléphonique depuis le Qatar.

L'administration Obama est critiquée aux États-Unis et à l'étranger sur l'efficacité de la campagne de bombardements, certains parlementaires et anciens officiers de l'US Air Force accusant notamment Washington de trop brider l'action de ses pilotes.

Le général a confirmé que dans environ 75 % des missions, les avions reviennent sans avoir largué de bombe.

Mais «les comparaisons avec des conflits contre une armée régulière d'État nation ne s'appliquent pas», a estimé le général.

«Prendre pour cible une armée régulière est relativement facile», mais il est beaucoup plus difficile de viser les combattants du groupe djihadiste État islamique qui depuis le début se sont «plongés dans la population civile», a expliqué le général.

Les djihadistes ne se montrent pas à découvert en grands nombres, a-t-il expliqué.

Et la coalition doit aussi faire attention à distinguer entre les combattants de l'EI et les forces irakiennes, et à éviter les victimes civiles.

«Il n'a jamais été aussi difficile de faire la différence entre amis et ennemis qu'aujourd'hui en Irak», a estimé l'aviateur. «Il est impossible de les distinguer quand ils s'habillent de la même manière et utilisent le même équipement».

Si des bombardements sur des forces irakiennes avaient eu lieu par erreur, «la coalition serait à mon avis déjà défaite depuis un bout de temps», a-t-il dit.

La présence à proximité des lieux de bombardements de contrôleurs aériens avancés (JTAC) capables de guider les frappes serait «probablement» utile, mais n'est pas nécessaire «pour l'instant», a encore jugé le général.

Le responsable militaire a par ailleurs réfuté le témoignage de pilotes rapportés dans des médias américains, qui regrettaient de devoir respecter des règles d'engagement trop strictes pour frapper les djihadistes.

La coalition peut donner son accord pour la plupart des frappes dans un temps qui se mesure «en minutes, pas en heure ou en demi-heure», a déclaré le général.

Depuis août 2014, la coalition a mené 15 675 missions aériennes, dont 4423 ont donné lieu à un bombardement, selon ses chiffres.

Mais cette campagne de frappes n'a pas empêché les djihadistes ultra-radicaux de prendre la ville irakienne de Ramadi (ouest), suscitant les doutes sur l'efficacité de la stratégie suivie par l'administration Obama.

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