Syrie: l'EI s'empare d'une partie de la ville de Palmyre

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«L'EI a avancé et pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre, et des affrontements intenses se poursuivent», a expliqué samedi Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Des djihadistes du groupe État islamique (EI) ont pris le contrôle samedi de plusieurs secteurs dans le nord de Palmyre, ville syrienne stratégique abritant les ruines d'une cité antique renommée, à l'issue d'âpres combats contre les forces du régime.

«L'EI a avancé et pris le contrôle de la majeure partie du nord de Palmyre, et des affrontements intenses se poursuivent», a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Il a ajouté que 13 djihadistes avaient été tués dans des combats en cours près de la citadelle islamique dans l'ouest de la ville, mais n'était pas en mesure de donner de bilan pour les forces gouvernementales.

La plupart des ruines monumentales, qui comportent notamment des colonnades torsadées romaines, des temples et des tours funéraires, se trouvent au sud-ouest de la ville.

Le site, qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire, les forces du régime ont empêché samedi les combattants de l'EI de s'emparer d'une colline située au sud-ouest de la citadelle.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a confié sa peur de voir Palmyre tomber et la cité antique rasée par les djihadistes, qui ont déjà détruit des sites archéologiques dans le nord de l'Irak, notamment Nimroud et Hatra.

«Je suis terrorisé», a-t-il indiqué à l'AFP par téléphone. L'EI «va tout faire exploser» s'ils pénètrent dans le site. Selon lui, «ce sera pire que lorsque Palmyre a été vaincue à l'époque de la reine Zénobie».

Au 3e siècle, la reine Zénobie a régné sur toute la Syrie depuis Palmyre avant d'être battue par les Romains, défaite qui marqua le début du déclin de la cité.

L'EI a lancé l'assaut sur Palmyre mercredi, se reprochant progressivement du site antique jeudi et vendredi. Les djihadistes ont exécuté au moins 49 civils, dont des enfants, durant cette offensive, selon l'OSDH.

Palmyre, qui se trouve dans la province d'Homs (centre), revêt une importance stratégique pour l'EI puisqu'elle ouvre sur le grand désert syrien, limitrophe de la province irakienne d'Al-Anbar, en grande partie contrôlée par ce groupe ultraradical sunnite.

Une éventuelle prise de Palmyre permettrait en outre à l'EI d'étendre son influence au-delà de l'est et du nord de la Syrie où ce groupe est bien implanté.

La ville est également importante pour la propagande de l'EI, puisque son importance culturelle attire les médias du monde entier et a poussé la directrice générale de l'UNESCO à appeler le Conseil de sécurité de l'ONU à agir pour la préserver.

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