Trois hommes accusés de soutien à l'EI plaident non coupable

Abdurasul Hasanovich Juraboev, un Ouzbek de 24 ans,... (Photo Reuters)

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Abdurasul Hasanovich Juraboev, un Ouzbek de 24 ans, Abror Habibov, un Ouzbek de 30 ans, et Akhror Saidakhmetov, un Kazakh de 19 ans, sont accusés de complot visant à soutenir une organisation terroriste étrangère. Ils risquent jusqu'à 15 ans de prison.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NEW YORK

Trois résidents new-yorkais originaires d'Asie centrale accusés de soutien au groupe Etat islamique (EI), et de vouloir rejoindre les djihadistes en Syrie pour deux d'entre eux, ont plaidé non coupable vendredi à New York, a-t-on appris de source judiciaire.

Abdurasul Hasanovich Juraboev, un Ouzbek de 24 ans, Abror Habibov, un Ouzbek de 30 ans, et Akhror Saidakhmetov, un Kazakh de 19 ans, sont accusés de complot visant à soutenir une organisation terroriste étrangère. Ils risquent jusqu'à 15 ans de prison.

Devant le juge fédéral William F. Kuntz du tribunal de Brooklyn «ils se sont tous les trois déclarés non coupable», a déclaré un porte-parole à l'AFP.

Ils ont été arrêtés le 25 février dernier.

Akhror Saidakhmetov essayait de prendre un avion pour la Turquie, à l'aéroport Kennedy de New York.

Abdurasul Hasanovich Juraboev avait aussi acheté un billet d'avion New York-Istanbul et devait quitter les États-Unis en mars. Abror Habibov, arrêté à Jacksonville en Floride, est accusé d'avoir financé Saidakhmetov en lui payant son billet d'avion.

Selon le parquet, Saidakhmetov et Juraboev comptaient gagner la Syrie pour rejoindre les djihadistes, en passant par la Turquie.

Les autorités avaient commencé à s'intéresser à Juraboev en août dernier, après qu'il eut posté des commentaires sur un site ouzbek relayant l'idéologie de l'EI.

Il s'y disait prêt à tuer Barack Obama si l'EI le lui ordonnait et à mourir en «martyr», selon l'acte d'accusation.

L'administration américaine a récemment estimé que 20 000 combattants étrangers avaient rejoint la Syrie, en provenance de 90 pays. Un nombre «sans précédent» par rapport à ce qu'il s'est passé en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, selon Nicolas Rasmussen, directeur du Centre national de l'antiterrorisme (NCTC).

Obama rencontre la famille d'une otage de l'EI

Le président Barack Obama a rencontré vendredi la famille de l'humanitaire américaine Kayla Mueller morte début février alors qu'elle était aux mains des djihadistes du groupe État islamique.

M. Obama a rencontré Carl et Marsha Mueller, les parents de Kayla, ainsi que son frère Eric, à l'occasion d'une visite à l'hôpital des anciens combattants de Phoenix, en Arizona, a précisé la Maison-Blanche.

Enlevée à Alep, dans le nord de la Syrie, en août 2013, Kayla Mueller, 26 ans, est morte début février. Le groupe EI a affirmé qu'elle était décédée lors de bombardements menés par des avions de la coalition internationale. Washington a contesté ces informations sans détailler les circonstances de sa mort.

Il y a quelques semaines, M. Mueller avait critiqué la politique américaine consistant à ne jamais payer de rançon pour obtenir la libération d'otages, contrairement à d'autres pays occidentaux.

«Nous comprenons la politique de ne pas payer de rançon, mais d'un autre côté n'importe quel parent peut comprendre que vous feriez n'importe quoi pour ramener votre enfant à la maison», avait-il expliqué. «Nous avons essayé. Nous avons demandé. Mais ils placent la politique avant la vie de citoyens américains», avait-il ajouté.

L'exécutif américain a donné peu de précisions sur cette rencontre. «Les Mueller vivent en Arizona, c'était une occasion pour le président de les rencontrer», a indiqué Eric Schultz, porte-parole de M. Obama.

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