L'ONU exige la libération de tous les otages de l'EI

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Les propos du Conseil de sécurité de l'ONU font écho à l'indignation internationale après la décapitation samedi du journaliste Kenji Goto, le deuxième Japonais tué en une semaine par l'EI.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Karyn NISHIMURA-POUPEE, Kyoko HASEGAWA
Agence France-Presse
Tokyo

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé dimanche que soient relâchés tous les otages détenus par les djihadistes, après l'exécution d'un deuxième otage japonais et face aux craintes pour la vie d'un pilote jordanien aux mains du groupe État islamique (EI).

Les 15 membres de l'instance onusienne ont demandé «la libération immédiate, sûre et sans condition de tous ceux qui sont retenus en otages» par l'EI et les groupes islamistes affiliés à Al-Qaïda.

Ils ont dans le même temps condamné l'assassinat «odieux et lâche» du journaliste japonais Kenji Goto, capturé par l'EI en octobre ou novembre dernier.

«Ce crime est une fois de plus un rappel tragique des dangers croissants auxquels les journalistes et d'autres (personnes) sont confrontés chaque jour en Syrie», ont-ils insisté.

Les propos du Conseil de sécurité font écho à l'indignation internationale après la décapitation samedi de M. Goto, le deuxième Japonais tué en une semaine par les djihadistes, meurtre annoncé par le biais d'une vidéo postée sur internet.

Tokyo, qui a jugé «hautement probable» l'authenticité de l'enregistrement, a juré que le Japon ne céderait pas face au terrorisme.

«Nous en sommes outrés et condamnons (cet acte) avec la plus grande fermeté», a déclaré le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga.

«C'est un acte de terrorisme ignoble contre lequel je suis très en colère», a renchéri le Premier ministre Shinzo Abe.

«Nous ne pardonnerons jamais aux terroristes. Le Japon est fermement résolu à prendre ses responsabilités en lien avec la communauté internationale pour les combattre» et pour qu'ils soient «traduits en justice», a-t-il poursuivi, tout en faisant part de ses regrets aux proches de l'otage.

«Kenji est parti. Je ne peux trouver de mots face à cette triste mort», a réagi devant les caméras la mère de la victime, Junko Ishido.

«Je reste très fière de mon mari qui n'a cessé de faire des reportages sur le destin des populations dans les zones de conflit comme l'Irak, la Somalie ou la Syrie», a confié sa femme, Rinko.

La Jordanie «déterminée à tout faire» 

La Jordanie a aussi «vivement» condamné l'exécution de Kenji Goto et a assuré n'avoir «épargné aucun effort, en coordination avec le gouvernement japonais, dans le but de lui sauver la vie».

Elle s'est dite en outre «déterminée à tout faire» pour retrouver vivant son pilote Maaz al-Kassasbeh, que l'EI avait menacé d'exécuter si Amman ne libérait pas une djihadiste irakienne en échange du journaliste japonais, dans un ultimatum qui avait expiré jeudi.

Les autorités jordaniennes étaient prêtes à un tel geste mais exigeaient au préalable une preuve que leur pilote était en vie. Il avait été capturé en décembre après l'accident de son F-16 en Syrie, où il effectuait un raid sur des positions de l'EI dans le cadre de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

L'EI avait déjà annoncé avoir tué sept jours plus tôt un premier otage nippon, Haruna Yukawa, capturé en août en Syrie.

Dans la nouvelle vidéo diffusée samedi sur Twitter, on voit Kenji Goto à genoux en tenue orange, à côté d'un homme debout, masqué et tout de noir vêtu, un couteau à la main. La dernière image présente un corps sans vie.

Selon le centre de surveillance des sites islamistes SITE, le bourreau à l'accent britannique est le même que sur les précédentes vidéos de décapitation d'otages occidentaux par le groupe État islamique, qui a par ailleurs revendiqué dimanche avoir fait subir le même sort à un policier et à deux soldats irakiens.

Cet homme affirme que l'exécution de Kenji Goto punit la «participation irresponsable» du Japon à la guerre de la coalition internationale contre les djihadistes.

Le président américain Barack Obama a condamné un «meurtre odieux», et son homologue français François Hollande a fait part de son indignation.

Le Premier ministre britannique David Cameron a qualifié cet acte de «méprisable» et d'«effroyable», tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a parlé d'un acte «inhumain et odieux» et que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné cet «assassinat barbare» qui «souligne la violence que beaucoup ont subie en Irak et en Syrie».

Outre les deux Japonais, l'EI a revendiqué depuis la mi-août l'exécution de cinq otages occidentaux. Il s'agit des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, ainsi que d'un troisième Américain, le travailleur humanitaire Peter Kassig, et de deux Britanniques, travaillant également dans l'humanitaire, David Haines et Alan Henning, tous enlevés en Syrie.

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