Irak: plus de 15 000 morts en 2014

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Les forces irakiennes, appuyées par une coalition internationale dirigée par les États-Unis, tentent de reprendre le terrain perdu aux djihadistes.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
BAGDAD

Les violences en Irak ont coûté la vie à plus de 15 000 personnes en 2014, l'année la plus meurtrière depuis 2007, selon des chiffres publiés par le gouvernement jeudi.

Plus de 22 000 personnes ont également été blessées au cours de cette période marquée par une offensive d'envergure des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui s'est emparé de vastes régions d'Irak.

«De nouveau, les Irakiens continuent de souffrir de la violence et du terrorisme. 2014 a vu le plus grand nombre de victimes depuis les violences de 2006-2007. C'est extrêmement triste», a déploré l'envoyé spécial de l'ONU, Nickolay Mladenov, dans un communiqué.

L'ONG Iraq Body Count, basée en Grande-Bretagne, a elle fait état d'un bilan de 17.073 personnes tuées en 2014.

Selon les chiffres compilés par les ministères de la Santé, de l'Intérieur et de la Défense, 15 538 personnes ont péri en 2014, soit deux fois plus qu'en 2013 (6522 morts).

Il faut remonter à 2007 pour trouver de tels bilans importants. Cette année là, en plein conflit confessionnel entre chiites et sunnites (2006-2008), les violences avaient causé la mort de près de 18 000 personnes.

«2014 a été l'une des années les plus douloureuses pour les Irakiens à cause de l'offensive du gang terroriste» de l'EI, a déclaré le premier ministre irakien Haidar al-Abadi dans ses voeux.

Les violences en Irak avaient démarré en janvier, avec des heurts dans la province occidentale d'Al-Anbar, frontalière de la Syrie. La prise de Fallouja et de parties de Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar, ont été les signes avant-coureurs de l'assaut majeur lancé début juin par l'EI.

L'EI s'est alors emparé de Mossoul, deuxième ville du pays, et de territoires dans cinq provinces irakiennes, avant de pousser vers le nord en août, où il s'est heurté à la résistance des combattants de la région autonome du Kurdistan.

Dépassée au début du conflit, l'armée tente depuis, aidée par les combattants kurdes et des miliciens chiites et parfois sunnites, de repousser les jihadistes.

Et une coalition internationale, emmenée par les États-Unis, lui apporte un appui aérien en menant des raids réguliers contre des positions du groupe ultradical sunnite accusé par l'ONU de crimes contre l'Humanité.

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