Irak: l'EI fait une vingtaine de victimes près de Ramadi

Un combattant de l'EI charge un obus lors d'affrontements... (PHOTO ASSOCIATED PRESS)

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Un combattant de l'EI charge un obus lors d'affrontements avec les forces irakiennes, le 22 novembre à Ramadi.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BAGDAD

Le groupe État islamique (EI) a tué une vingtaine de membres de tribus lors d'une attaque près de la ville irakienne de Ramadi, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, ont indiqué samedi un chef tribal et un officier de police.

L'EI contrôle depuis janvier plusieurs quartiers de Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar, province stratégique frontalière de la Syrie, où le groupe jihadiste est également actif.

Dans une tentative de s'emparer de l'ensemble de la ville, le groupe sunnite extrémiste a lancé vendredi une offensive majeure, bombardant le centre-ville, faisant exploser des voitures piégées et lançant des attaques de tous côtés.

Une vingtaine de membres de tribus ont péri à Al-Sijariyah, à l'est de Ramadi, lors d'un assaut de l'EI. Différentes sources ont donné des versions contradictoires de l'attaque.

Le capitaine de police Qaysar al-Hayani, a indiqué que des insurgés de l'EI avaient assiégé des combattants des tribus Albou Mahal et Albou Fahad et attendu qu'ils n'aient plus de munitions, avant d'en exécuter 23.

Cheikh Omar al-Alwani, un commandant d'hommes de tribus combattant l'EI, a affirmé pour sa part qu'une quinzaine de djihadistes avaient infiltré Al-Sijariyah, en assurant être des étudiants d'autres régions.

Selon cette source, les djihadistes n'étaient alors pas armés, mais ont ensuite reçu des armes et lancé une attaque, tuant 25 membres de la tribu Albou Fahad.

Les deux responsables ont précisé qu'Al-Sijariyah avait depuis été repris, et que plus d'une vingtaine d'insurgés de l'EI avaient été tués.

Le ministère de la Défense a pour sa part fait état de «violents affrontements» entre les forces de sécurité, des hommes de tribus et des miliciens progouvernementaux d'un côté, et les djihadistes de l'autre.

Samedi, des heurts avaient encore lieu dans le sud de Ramadi, selon cheikh Alwani.

La quasi-totalité de la province d'Al-Anbar, qui jouxte l'Arabie saoudite, la Syrie et la Jordanie, est désormais contrôlée par les djihadistes de l'EI.

Une partie était tombée entre leurs mains dès janvier. Les combattants extrémistes ont encore étendu leur influence à la faveur de leur offensive fulgurante lancée en juin, et d'une série d'attaques ces dernières semaines.

L'EI a récemment exécuté plus de 250 membres de la tribu Albounimer qui le combat à Al-Anbar.

Les autorités distribuent désormais armes et munitions aux tribus de la région, mais celles-ci réclament un soutien aérien accru, en particulier de la coalition internationale.

Les combats déclenchés vendredi à Ramadi sont les plus violents depuis juin. La ville est l'une des dernières zones urbaines encore partiellement sous le contrôle des autorités à Al-Anbar et sa prise constituerait une importante victoire pour les djihadistes.

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