France: 6 mois de prison pour avoir crié «Vive l'État islamique»

Des partsians de l'EI défilent dans les rues... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Des partsians de l'EI défilent dans les rues de Mossoul, en Irak, le 16 juin.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
STRASBOURG, France

Un Français de 54 ans a été condamné à six mois de prison fermes pour avoir crié «Vive l'État islamique!» dans les locaux d'un Centre d'allocations familiales à Strasbourg et menacé d'y revenir «avec une arme», a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Le prévenu, qui a été incarcéré, a été reconnu coupable mercredi par le tribunal correctionnel de Strasbourg d'«apologie publique d'un acte de terrorisme» et d'«outrage», a précisé à l'AFP la substitut du procureur Stéphanie Breton, qui avait requis contre lui huit mois de prison ferme en raison du «trouble à l'ordre public».

Lundi, cet homme, déjà condamné deux fois pour des menaces, s'est «mis dans une colère noire» en apprenant que ses droits à des prestations sociales étaient revus à la baisse, a expliqué Mme Breton.

Lui-même français, il a alors crié «la France ne vaut rien!» et proclamé: «chaque fois qu'un Français est décapité, je suis content», en référence aux décapitations d'Occidentaux revendiquées par le groupe État islamique (EI).

Un Français de 57 ans, Hervé Gourdel, a été décapité en septembre par un groupe armé en Algérie en représailles à l'engagement de la France aux côtés des États-Unis dans les frappes aériennes contre EI en Irak.

À l'audience, l'homme, décrit par le parquet comme «impulsif» et dont le «seuil de tolérance à la frustration» est «très limité», a regretté ses propos, qu'il a mis sur le compte de la fatigue. Il a également qualifié les djihadistes de «voyous».

L'homme n'est «absolument pas connu par les services de renseignement, ce n'est pas quelqu'un qui serait susceptible de partir en Syrie», a commenté Mme Breton.

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