La mère de la victime de Pistorius est contre sa libération anticipée

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Oscar Pistorius, escorté par la police lors de son procès, le 17 octobre 2014.

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L'affaire Pistorius
L'affaire Pistorius

Accusé du meurtre prémédité de sa petite amie Reeva Steenkamp lors de la nuit de la Saint-Valentin 2013, Oscar «Blade Runner» Pistorius, champion paralympique sud-africain, soutient qu'il a tué sa copine accidentellement, croyant tirer sur un cambrioleur réfugié dans la salle de bain. »

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Agence France-Presse
JOHANNESBURG

La mère de Reeva Steenkamp, la jeune mannequin tuée par Oscar Pistorius en 2013, refuse que le sportif handicapé bénéficie d'une libération conditionnelle anticipée pour bonne conduite, peut-être dès août, déclare-t-elle dimanche au Sunday Times sud-africain.

L'athlète de 28 ans, condamné à cinq ans de prison et incarcéré à Pretoria depuis le 21 octobre, pourrait être libérable sous contrôle judiciaire dès le mois d'août, sous réserve que l'administration pénitentiaire sud-africaine évalue son cas et donne son feu vert.

Il aurait alors purgé 10 mois de prison. «Je ne pense que ce soit assez pour quelqu'un qui a causé la mort d'une autre personne», a réagi June Steenkamp, la mère de Reeva, dans le Sunday Times, l'un des trois grands quotidiens dominicaux sud-africains.

«Sa vie vaut sûrement plus que 10 mois de prison, n'est-ce pas? Il nous a privés de quelque chose de précieux. Sa vie à elle est finie», a ajouté Mme Steenkamp. «On doit respecter la vie de quelqu'un, est-ce que ce serait juste qu'il puisse sortir?»

«La seule chose à laquelle j'arrive à penser, c'est elle dans ces toilettes où elle ne pouvait pas bouger. Elle ne pouvait pas sortir, elle était piégée, elle souffrait, elle avait mal et agonisait, son cerveau explosé... J'en fais des cauchemars. Comment surmonter une chose pareille?», a poursuivi Mme Steenkamp.

Reeva Steenkamp avait 29 ans quand Oscar Pistorius l'a abattue, durant la nuit de la Saint-Valentin 2013, en tirant sur la porte de sa salle de bains quatre balles de gros calibre.

Il dit l'avoir tuée par accident, la prenant pour un cambrioleur. La justice sud-africaine a estimé n'avoir pas assez d'éléments pour rejeter cette version et l'a condamné pour homicide involontaire, une décision contestée par le parquet qui a dénoncé la «choquante légèreté» de la peine.

L'affaire pourrait rebondir en appel si les juges de la Cour suprême d'appel donnent raison au parquet, cassent le jugement et condamnent Pistorius pour meurtre, passible d'une peine beaucoup plus lourde.

Le calendrier n'est pas connu, mais si la procédure respecte les délais d'usage, la Cour suprême d'appel pourrait siéger dès août.

Double amputé des pieds à la naissance, Pistorius est surnommé «Blade Runner», car il court sur des lames de carbones. Il était devenu une icône du sport mondial avant le drame, prenant le départ aux Jeux olympiques de Londres 2012 avec les valides malgré son handicap.

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