La Corée du Nord aurait relancé son réacteur nucléaire

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Le réacteur Yongbyon, le seul dont dispose le régime de Pyongyang, a été fermé en 2007, mais «depuis fin août 2013, l'Agence a observé, par l'analyse d'images satellites, des émanations de vapeur et des rejets d'eau de refroidissement», note l'AIEA.

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La menace nord-coréenne

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La menace nord-coréenne

Depuis plusieurs semaines, la Corée du Nord de Kim Jong-un multiplie les menaces à l'endroit de Séoul et Washington. Si pour plusieurs la stratégie belliqueuse de Pyongyang vise en premier lieu à attirer Washington à la table de négociations, pour certains le discours guerrier du jeune dirigeant nord-coréen, qui brandit notamment la menace nucléaire, inquiète. »

Agence France-Presse
VIENNE, Autriche

La Corée du Nord a au moins partiellement relancé l'activité de son réacteur nucléaire de Yongbyon, capable de produire du plutonium pour ses bombes atomiques, selon l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) dans un rapport dont l'AFP a eu connaissance vendredi.

Ce réacteur, le seul dont dispose le régime de Pyongyang, a été fermé en 2007, mais «depuis fin août 2013, l'Agence a observé, par l'analyse d'images satellites, des émanations de vapeur et des rejets d'eau de refroidissement», note l'AIEA.

Ces signes sont «compatibles avec une activité du réacteur. Toutefois, dans la mesure où l'agence n'a pu accéder au réacteur de 5 mégawatts depuis avril 2009, elle ne peut en confirmer le statut opérationnel», souligne le texte.

Susceptible, selon les experts, de produire 6 kilos de plutonium par an, soit la quantité nécessaire pour fabriquer une bombe nucléaire, le réacteur de Yongbyon a été fermé en 2007 dans le cadre d'un accord «aide contre désarmement».

La Corée de Nord, qui a procédé à trois essais nucléaires depuis 2006, a cependant commencé à rénover l'installation après son dernier essai nucléaire en date, en février 2013.

Début août, l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), un centre de recherche américain, avait déjà estimé que de récentes images satellites du complexe nucléaire suggéraient que le pays cherchait à relancer la production de plutonium et d'uranium.

«Toutefois, sans plus de données comme une production régulière de vapeur, il est difficile de déterminer l'état opérationnel du réacteur et donc d'estimer la quantité de plutonium produite», avait alors souligné ISIS.

L'AIEA a également observé «des rénovations supplémentaires» touchant une autre partie de complexe, où le régime est soupçonné d'agrandir son usine de centrifugeuses. L'agence basée à Vienne précise toutefois ne «pas pouvoir confirmer la finalité» de ces travaux.

Le Nord soutient que l'usine ne produit que de l'uranium faiblement enrichi pour alimenter un futur réacteur à eau légère, mais les experts soupçonnent le régime de vouloir produire de l'uranium à usage militaire.

L'AIEA note que si les travaux extérieurs du bâtiment destiné à abriter ce réacteur à eau légère «apparaissaient achevés», «peu d'autres activités» y ont été observées, et notamment qu'il n'y a «aucune indication selon laquelle les éléments essentiels y ont été installés».

Après avoir utilisé une partie de son stock pour au moins deux de ses trois essais nucléaires, Pyongyang possèderait encore assez de plutonium pour produire six bombes, selon des experts étrangers.




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