Pyongyang: l'hostilité américaine peut «conduire à la guerre à tout moment»

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Lors d'une rare conférence de presse, Sin Son-ho a fait valoir que Washington avait avivé les tensions avec ses «menaces» sur la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

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La menace nord-coréenne

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La menace nord-coréenne

Depuis plusieurs semaines, la Corée du Nord de Kim Jong-un multiplie les menaces à l'endroit de Séoul et Washington. Si pour plusieurs la stratégie belliqueuse de Pyongyang vise en premier lieu à attirer Washington à la table de négociations, pour certains le discours guerrier du jeune dirigeant nord-coréen, qui brandit notamment la menace nucléaire, inquiète. »

Agence France-Presse
New York

L'ambassadeur nord-coréen auprès de l'ONU a affirmé vendredi que l'hostilité américaine pouvait «conduire à la guerre à tout moment» tout en réitérant l'offre de Pyongyang d'engager des pourparlers directs avec les États-Unis, y compris sur les armes nucléaires.

Lors d'une rare conférence de presse, Sin Son-ho a fait valoir que Washington avait avivé les tensions avec ses «menaces» sur la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

La Corée du Nord a proposé dimanche «des négociations à haut niveau entre le Nord et les États-Unis pour assurer la paix et apaiser les tensions dans la péninsule».

«Nous avons vraiment l'intention d'avoir des pourparlers», a affirmé M. Sin. «Des pourparlers où nous aborderons avec les États-Unis un large éventail de sujets y compris ceux susceptibles d'apaiser les tensions dans la péninsule coréenne».

La Corée du Nord risque de nouvelles sanctions internationales après son troisième essai nucléaire conduit en février ce que le diplomate nord-coréen a qualifié de «chantage».

Pyongyang «peut assurer son droit légitime et souverain de se défendre grâce à ce moyen de dissuasion (nucléaire, NDLR) tant que les États-Unis poursuivront leur politique agressive de menace d'attaque nucléaire (sur la Corée du Nord)», a ajouté M. Sin selon qui son pays «n'abandonnera jamais ce moyen de dissuasion».

Le diplomate a précisé que les manoeuvres auxquelles se livraient les États-Unis et la Corée du Sud risquaient de mener la péninsule vers «un nouveau cycle de tensions».

L'offre nord-coréenne de pourparlers directs est intervenue après des mois de fortes tensions dans la région, suscitées par le troisième essai nucléaire de Pyongyang.

Bien que les invectives nord-coréennes se font plus rares, le régime stalinien continue à souffler le chaud et le froid avec l'annulation la semaine dernière de la première rencontre, en six ans, entre de hauts responsables du Nord et du Sud.

Cette semaine, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a rencontré des dirigeants chinois à Pékin notamment sur la question de la dénucléarisation de la Corée du Nord et des représentants sud-coréens et japonais se sont réunis à Washington.

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