Un chef de police noir à Ferguson

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Le commandant Andre Anderson, 50 ans, a été nommé chef de la police par intérim, mais le maire de la ville James Knowles a espéré devant la presse que l'officier serait candidat au poste permanent qui doit être ouvert après la nomination d'un directeur des services.

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La mort de Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans abattu par un policier blanc, a plongé cette banlieue de St. Louis au Missouri, dont la population est à forte majorité afro-américaine, dans une crise raciale et sociale sans précédent. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Un Afro-Américain a été nommé, mercredi, chef par intérim de la police de Ferguson, ville du Missouri touchée par des émeutes après la mort d'un jeune Noir tué par un policier blanc et objet d'un rapport accablant accusant ses autorités de racisme.

Le commandant Andre Anderson, 50 ans, a été nommé chef de la police par intérim, mais le maire de la ville James Knowles a espéré devant la presse que l'officier serait candidat au poste permanent qui doit être ouvert après la nomination d'un directeur des services.

L'officier a été présenté comme un «homme qui a 24 ans d'expérience et est particulièrement connu pour son talent, non seulement à diriger, mais aussi à innover». Il est aussi connu, «et c'est très important pour notre ville, pour son sens du contact et des échanges», a ajouté le maire.

Le commandant Anderson a pour sa part indiqué que ses premières initiatives seraient de «construire la confiance et développer le travail de la police au sein de la communauté», en promettant des formations et des embauches de personnes respectées «qui reflètent la communauté que nous servons».

Le policier qui vient de Glendale dans l'Arizona prendra ses fonctions jeudi.

Ferguson, dans le centre des États-Unis, avait été frappée d'émeutes après la mort de Michael Brown, 18 ans, abattu par le policier Darren Wilson le 9 août 2014 alors qu'il n'était pas armé.

Sa population de 21 000 habitants est constituée aux deux tiers d'Afro-Américains, mais le personnel de la police et de la municipalité, qui a depuis connu une cascade de démissions, était très majoritairement composé de Blancs.

Des manifestations avaient eu lieu dans tout le pays, suscitant un débat sur les relations interraciales et l'usage excessif de la force par des policiers américains.

La mort du jeune homme avait aussi conduit à un rapport accablant du ministère fédéral de la Justice décrivant les pratiques racistes de la police et de la municipalité, et l'inégalité de traitement affectant la population noire.

Une balle dans la tête

À Cincinnati, des protestations s'élevaient pour demander les images vidéo de l'interpellation de Samuel Dubose, 43 ans, un Noir tué d'une balle dans la tête par un policier lors d'un contrôle routier.

Le policier en cause portait sur lui une minicaméra, dont sont équipés de plus en plus de policiers aux États-Unis.

Les responsables de la municipalité ont promis une enquête «rigoureuse, complète et transparente», selon le Cincinatti Enquirer.

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