Ferguson: le maire espère retisser des liens entre les habitants

«J'espère que les gens comprennent que la ville... (Photo Jim Young, Reuters)

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«J'espère que les gens comprennent que la ville de Ferguson a été réactive, qu'elle entend et commence à changer, et que cela va, avec un peu de chance, rassembler notre communauté», a déclaré le maire de Ferguson lors d'une conférence de presse.

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La mort de Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans abattu par un policier blanc, a plongé cette banlieue de St. Louis au Missouri, dont la population est à forte majorité afro-américaine, dans une crise raciale et sociale sans précédent. »

Agence France-Presse
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Le maire de Ferguson, où la mort d'un jeune Noir tué par un policier blanc a ravivé les tensions raciales aux États-Unis, a dit dimanche espérer retisser des liens entre les habitants de la ville, après la démission du policier.

«Nous avons rompu les liens avec le policier Darren Wilson. [...] Les gens continuent à exprimer leur frustration [...] mais j'espère que les gens comprennent que la ville de Ferguson a été réactive, qu'elle entend et commence à changer, et que cela va, avec un peu de chance, rassembler notre communauté», a déclaré le maire de Ferguson lors d'une conférence de presse.

«Nous sommes à nouveau engagés dans la reconstruction de la ville pour qu'elle redevienne une communauté vigoureuse pour la stabilité de ses habitants et son développement économique», a-t-il promis.

La décision, annoncée lundi, par un grand jury populaire de ne pas poursuivre le policier avait ravivé les tensions et provoqué des émeutes à Ferguson dans la nuit de lundi à mardi.

Le policier Darren Wilson, 28 ans, qui a tué le 9 août le jeune Michael Brown, 18 ans, a annoncé qu'il quittait la police, dans une lettre publiée samedi par le journal local St. Louis Post-Dispatch.

Ces violences, après la mort du jeune Noir et après la décision du jury, ont attisé les passions autour des questions du racisme et de l'impunité de la police aux États-Unis.

Le maire a confirmé que depuis le drame des menaces avaient été proférées à l'encontre de «beaucoup de responsables de la ville, y compris contre le policier Wilson».

Pour inciter les policiers, à majorité blancs, à s'intégrer dans la ville, à majorité noire, il a promis des primes aux policiers qui choisiront de s'installer dans Ferguson.

Le chef de la police de la ville, Thomas Jackson, dont le rôle avait été contesté après la mort de Michael Brown, a affirmé lors de la même conférence de presse qu'il ne démissionnerait pas.

Critiqué pour sa communication confuse au début de l'enquête puis pour les brutalités de policiers lors des manifestations, M. Jackson a répondu «non» à un journaliste qui lui demandait s'il allait démissionner.

Le gouverneur du Missouri, Jay Nixon, avait relevé début août la police locale de ses responsabilités, qui avaient été confiées à la police de la route.

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