Tunisie: remise en liberté du dernier ministre de la Défense de Ben Ali

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Agence France-Presse
TUNIS, Tunisie

La justice tunisienne a ordonné mardi la remise en liberté de Ridha Grira, dernier ministre de la Défense du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, qui reste cependant poursuivi dans le cadre d'affaires de corruption.

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Ridha Grira, dernier ministre de la Défense du président déchu Zine El Abidine Ben Ali

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«Il reste poursuivi dans le cadre de deux affaires, mais en état de liberté», a indiqué à l'AFP Soufiane Sliti, procureur adjoint et porte-parole du tribunal de première instance de Tunis qui a ordonné la remise en liberté de M. Grira.

M. Sliti n'a pas précisé les raisons de cette décision, mais la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) avait demandé au mois d'août la libération de l'ancien ministre souffrant d'un cancer pour qu'il puisse bénéficier de soins appropriés.

Emprisonné depuis septembre 2011 dans le cadre de dossiers de corruption alors qu'il était ministre des Domaines de l'État sous le régime de Ben Ali, renversé par la révolution de janvier 2011, M. Grira n'a jamais été condamné.

Dernier ministre de la Défense du président déchu, il a toujours affirmé avoir refusé de donner l'ordre à l'armée de tirer sur les manifestants durant le soulèvement, même si des accusations en ce sens n'ont jamais été retenues contre lui.

Plusieurs proches et ex-responsables gouvernementaux ont obtenu leur libération ces derniers mois, certains arguant de leur état de santé, notamment un ancien ministre de l'Intérieur, Abdallah Kallel.

En avril 2013, un beau-frère de Zine El Abidine Ben Ali, Moncef Trabelsi, est décédé en prison des suites d'une tumeur au cerveau.

Peu de dignitaires du régime de Ben Ali ont été condamnés depuis la révolution, exceptés certains mis en cause pour la répression des manifestations fin 2010-début 2011.

Le système de justice «transitionnelle» qui doit recenser et indemniser les victimes des abus des régimes de Ben Ali et Habib Bourguiba, le père de l'indépendance, n'a pas encore été mis en place malgré l'adoption d'une loi en ce sens mi-décembre 2013.

Ces mécanismes doivent permettre aussi de punir les coupables d'atteintes aux droits de l'Homme ainsi que de crimes économiques et de corruption.




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