Syrie: le régime chasse l'EI d'un quartier stratégique à Damas

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«Le régime syrien contrôle désormais l'intégralité du quartier de Hajar al-Aswad», autrefois tenu par les djihadistes, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

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Crise dans le monde arabe

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
Beyrouth

Les forces du régime syrien ont repris mardi un quartier du sud de Damas au groupe État islamique (EI), amputant ainsi une partie de l'ultime réduit djihadiste dans la capitale, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le régime de Bachar al-Assad a lancé le 19 avril une vaste offensive aérienne et terrestre contre la dernière poche de l'EI dans le sud de Damas, pour consolider son emprise sur la capitale et ses environs.

«Le régime syrien contrôle désormais l'intégralité du quartier de Hajar al-Aswad», autrefois tenu par les djihadistes, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Les forces loyalistes avaient déjà reconquis le quartier de Qadam, mais les combats pour la reprise de Hajar al-Aswad se sont avérés particulièrement ardus et meurtriers.

Les djihadistes contrôlent toujours 70% du camp palestinien de Yarmouk ainsi qu'une partie du quartier de Tadamoun, situé au nord du camp, selon l'OSDH.

Au total, 221 combattants prorégime et 189 djihadistes ont péri depuis le 19 avril, dont près de la moitié à Hajar al-Aswad, selon l'OSDH.

La reconquête du réduit djihadiste dans son intégralité permettrait au régime de contrôler l'ensemble de la capitale et ses environs, pour la première fois depuis 2012.

«Si le régime continue de progresser sur le terrain, l'EI serait acculé et devra négocier un accord d'évacuation», a estimé M. Abdel Rahmane.

Cela a déjà été le cas dans plusieurs zones rebelles, dont la Ghouta orientale, aux portes de la capitale, reconquise dans son intégralité à la mi-avril.

Avant le début de la guerre, le camp palestinien de Yarmouk abritait quelque 160 000 réfugiés palestiniens, ainsi que des Syriens. Aujourd'hui, seules quelques centaines de personnes y vivent encore.

Défait par les opérations militaires d'envergure menées contre son «califat» autoproclamé en 2014 sur un territoire à cheval sur l'Irak et la Syrie, l'EI ne contrôle plus que moins de 5% du territoire syrien.

Outre à Damas, il est présent dans des poches désertiques du centre et de l'est syrien.

Déclenché par la répression de manifestations pacifiques réclamant des réformes, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays et forces étrangers ainsi que de groupes djihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350 000 morts, jeté à la rue des millions de Syriens et provoqué des destructions colossales.




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