Damas prêt à une trêve à Khan Cheikhoun pour une enquête, selon Moscou

L'attaque aérienne sur Khan Cheikhoun a fait au... (PHOTO AFP)

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L'attaque aérienne sur Khan Cheikhoun a fait au moins 58 morts et quelque 170 blessés et a provoqué une vague d'indignation internationale. Sur la photo, une chambre d'hôpital endommagée par une explosion.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Moscou

Le régime syrien est prêt à instaurer un cessez-le-feu à Khan Cheikhoun, ville sous contrôle rebelle victime début avril d'une attaque chimique présumée, si des experts internationaux y sont envoyés pour enquêter, a annoncé lundi l'armée russe, alliée de Damas.

«La Syrie est prête à introduire un moratoire total sur les actions de ses forces armées, de son aviation et de son artillerie dans cette zone afin d'assurer la sécurité d'une mission d'experts à Khan Cheikhoun», dans la province d'Idleb (nord-ouest), a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Le régime de Damas est prêt à prendre cette décision à la demande de la Russie, l'un de ses principaux alliés avec l'Iran, précise le communiqué.

«Nos collègues syriens ont également confirmé leur volonté d'assurer les conditions de sécurité nécessaires pour le travail d'une mission spéciale d'experts à l'aérodrome de Shayrat» utilisé par les forces gouvernementales et frappé en avril par des missiles américains, souligne le ministère russe.

Imputée au régime syrien, une attaque chimique présumée a fait le 4 avril 87 morts, dont 31 enfants, à Khan Cheikhoun, une petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d'Idleb.

La Russie et l'Iran ont demandé la semaine dernière à l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) de mettre en place une nouvelle équipe chargée d'«établir si des armes chimiques ont été utilisées à Khan Cheikhoun et comment elles ont été livrées sur le site de l'incident présumé».

Mais cette initiative ne tenait pas compte de l'enquête de l'OIAC déjà en cours et a été rejetée par l'organisation.

Moscou et Téhéran demandaient également aux enquêteurs de se rendre sur la base aérienne de Shayrat, frappée par les États-Unis après l'attaque chimique présumée du 4 avril, pour «vérifier les allégations concernant le stockage d'armes chimiques» à cet endroit.

Lundi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dit espérer que «l'OIAC enverra finalement (...) ses spécialistes à Khan Cheikhoun et à l'aérodrome et que tout sera transparent», lors d'une conférence de presse avec son homologue européenne, Federica Mogherini.

Sur le terrain, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a rapporté que sept personnes dont un enfant, avaient été tuées et plusieurs autres grièvement blessées lundi dans des bombardements aériens sur Khan Cheikhoun ayant visé le marché de la ville.




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