Des militaires américains supplémentaires

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Les militaires américains en Syrie ont pour mission de conseiller et d'assister les forces qui combattent l'EI.

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Crise dans le monde arabe

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
Washington

Le président Barack Obama annoncera lundi l'envoi de jusqu'à 250 militaires américains supplémentaires en Syrie, a déclaré dimanche soir un haut responsable américain.

«Le président des États-Unis annoncera demain qu'il a autorisé le déploiement de jusqu'à 250 militaires supplémentaires en Syrie», a déclaré ce haut responsable parlant sous le couvert de l'anonymat.

M. Obama confirmera ce prochain déploiement lors d'un discours qu'il prononcera lundi à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, où il effectue une visite de deux jours. C'est dans cette ville que le président américain s'est entretenu dimanche avec la chancelière Angela Merkel.

Les militaires américains en Syrie ont pour mission de conseiller et d'assister des groupes rebelles syriens et des forces qui combattent l'organisation djihadiste État islamique (EI). L'EI contrôle de vastes territoires en Irak et en Syrie.

«Le président a autorisé une série de mesures pour renforcer le soutien à nos partenaires dans la région, notamment les forces de sécurité irakiennes ainsi que les forces locales syriennes qui luttent contre l'ISIL» (acronyme anglais de l'État islamique, ndlr), a indiqué le haut responsable.

Face au délitement actuel de la trêve en Syrie, M. Obama a appelé dimanche à «rétablir» le cessez-le-feu et a indiqué s'être entretenu récemment à ce sujet avec son homologue russe Vladimir Poutine.

«J'ai parlé avec le président Poutine au début de la semaine dernière pour tenter de garantir que nous pourrons rétablir le cessez-le-feu», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Hanovre.

M. Obama doit y être rejoint lundi par les principaux dirigeants européens pour un mini-sommet consacré notamment à la lutte contre l'EI.

Au moins 63 civils sont morts depuis vendredi à Alep, l'ancienne capitale économique de la Syrie, qui vit de nouveau au rythme des raids et des tirs d'obus après une période de calme relatif lié à la trêve initiée par les États-Unis et la Russie et entrée en vigueur le 27 février.

La pression sur le président Obama s'est accrue, les pays alliés européens voulant arrêter le flux de réfugiés venant du Moyen-Orient. Ses détracteurs lui reprochent de ne pas avoir assez oeuvré pour endiguer l'effusion de sang.

Le président américain a notamment rejeté l'idée de créer des zones de protection en Syrie pour les civils, alors que Mme Merkel évoque cette option depuis plusieurs semaines face à la persistance des bombardements.

M. Obama a jugé qu'une telle option n'était pas réalisable «sauf à vouloir prendre le contrôle d'une bonne partie de ce pays».

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 270 000 morts et déplacé au moins la moitié de la population.

À Genève, les discussions de paix indirectes entre les parties sous l'égide de l'ONU doivent théoriquement se poursuivre jusqu'à mercredi, mais aucun progrès n'est à attendre puisque le Haut comité des négociations (HCN), qui regroupe les principaux représentants de l'opposition et de la rébellion syriennes, a suspendu sa participation «formelle».

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