Un raid russe touche un hôpital de campagne syrien: au moins 13 morts

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Avant celui sur la localité de Sarmine, l'aviation russe avait mené plus de 500 raids en trois semaines, tuant 370 personnes, dont 243 combattants.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Au moins 13 personnes ont été tuées par une frappe aérienne russe qui a touché un hôpital de campagne dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué mercredi à l'AFP l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Treize personnes ont été tuées par les raids aériens russes mardi ayant touché un hôpital de campagne dans la localité de Sarmine, notamment un physiothérapeute, un gardien et un membre de la Défense civile», selon cette ONG basée en Grande-Bretagne qui dispose d'un large réseau de sources à travers la Syrie.

Située dans la province d'Idleb, la clinique a été «considérablement endommagée» par les frappes, a confirmé à l'AFP une employée de la Syrian-American Medical Society (SAMS), qui gère l'établissement.

«Hier vers 13H00 (10H00 GMT), une structure de la SAMS près de Sarmine, à Idleb, a été touchée. D'après les premières informations du terrain, nous avons perdu deux employés de l'hôpital, un physiothérapeute et un infirmier». S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, elle n'a pas précisé si les frappes avaient été conduites par des avions russes.

Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi que des raids avaient été menés sur Sarmine, mais n'a pas mentionné l'hôpital.

L'aviation russe a mené, depuis le début le 30 septembre de son intervention militaire en Syrie, plus de 500 raids qui ont tué plus de 370 personnes, dont au moins 127 sont des civils selon l'OSDH.

Allié du régime de Damas, Moscou affirme frapper le groupe extrémiste État islamique (EI) et les «autres terroristes» mais les Occidentaux et leurs alliés l'accusent de viser quasi exclusivement des provinces où le régime mène des offensives contre l'opposition considérée comme modérée, et où l'EI n'est pas présent.

La SAMS avait indiqué dans un communiqué publié ces dernières semaines que des frappes aériennes avaient touché un de ses hôpitaux dans la province de Hama (centre) «occasionnant des dommages considérables» à l'hôpital et blessant des employés.

Un journaliste et militant syrien, Maamoun al-Khatib, a récemment indiqué à l'AFP que des frappes russes avaient touché deux hôpitaux dans la province d'Alep (nord).

Depuis mars 2011, le conflit déclenché par la répression de manifestations réclamant des réformes a causé la mort de plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions de Syriens.




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