John Kerry s'inquiète de la possible présence aérienne de la Russie en Syrie

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Le secrétaire d'État américain John Kerry aux côtés de son homologue russe Sergei

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Associated Press

Les États-Unis s'inquiètent de l'envoi possible d'avions tactiques russes en Syrie, qui pourraient menacer les forces militaires américaines et ses alliés, a soutenu samedi le secrétaire d'État américain John Kerry.

Des représentants américains affirment que la Russie a déplacé quelques-uns de ses avions chasseurs à une base aérienne en Syrie, vendredi, peu de temps après que le secrétaire à la Défense Ash Carter eut discuté avec son homologue russe, Sergueï Choïgou.

La présence des avions avec une capacité de combat « soulève des questions sérieuses », a reconnu M. Kerry, qui répondait aux questions des journalistes après une rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond.

La Russie martèle que ses opérations militaires récentes en Syrie visent à combattre le groupe armé État islamique (ÉI).

Selon un responsable des renseignements américains qui a préféré garder l'anonymat, alors que les extrémistes ne disposent pas d'une force aérienne, les appareils russes peuvent mener des frappes sur des cibles précises, prêtant main-forte aux troupes sur le terrain.

L'intervention militaire de la Russie est son premier déploiement important de corps expéditionnaire depuis la guerre en Afghanistan, a poursuivi cette source.

M. Kerry a précisé que les négociations avec la Russie avaient pour objectif d'éviter tout incident entre les militaires des deux pays. Mais les discussions représentent un accord tacite à l'opération russe, bien que Washington ait averti plusieurs fois dans les dernières semaines Moscou d'une « escalade de violence » possible.

Assad pourrait rester au pouvoir

Une autre concession apparente : M. Kerry a affirmé clairement que les États-Unis pourraient accepter une résolution du conflit syrien qui permettrait au président Bachar al-Assad de rester au pouvoir temporairement.

« Nous ne sommes pas doctrinaires sur une date spécifique ou un moment spécifique, nous sommes ouverts », a déclaré M. Kerry, ajoutant que le président al-Assad n'avait pas à partir « au premier jour ou au premier mois ».

Il a ajouté plus tard que les États-Unis considéraient que le président controversé attirait les combattants étrangers qui grossissent les rangs du groupe extrémiste.

« Il n'y a pas de logique (pour la Russie) de dire qu'ils amènent plus d'équipement pour consolider (les acquis) d'al-Assad et, en même temps, de dire qu'ils vont s'en prendre aux militants », a précisé le chef de la diplomatie américaine.

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