Armes chimiques en Syrie: une experte dirigera l'équipe d'enquête

Des volontaires se prêtent à un exercice simulant... (Photo archives AFP)

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Des volontaires se prêtent à un exercice simulant une attaque chimique, dans le nord de la Syrie.

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Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Une Argentine spécialiste du désarmement, Virginia Gamba, a été nommée à la tête d'un groupe d'experts mandatés par le Conseil de sécurité pour identifier les responsables d'attaques chimiques commises récemment en Syrie, a annoncé l'ONU mardi.

Mme Gamba était depuis deux ans la directrice du bureau des affaires du désarmement des Nations unies. Elle sera épaulée par deux adjoints dans sa mission d'un an décidée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU début août.

Cette résolution d'origine américaine avait été un rare exemple d'unité entre membres du Conseil à propos du conflit syrien. Elle prévoit un «mécanisme conjoint d'enquête» entre l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) basée à La Haye.

La Russie, qui préside le Conseil pour le mois de septembre, avait retardé le recrutement des experts afin notamment d'obtenir des «clarifications» sur la manière dont le mécanisme d'enquête fonctionnera.

Virginia Gamba est un ponte du désarmement, après avoir travaillé dans ce domaine pour différents groupes de réflexion durant plus de trois décennies. Elle a également participé à deux précédentes missions sur les armes chimiques en Syrie.

États-Unis, Royaume-Uni et France accusent l'armée syrienne d'avoir mené les attaques chimiques, dont plusieurs au gaz de chlore. La Russie par contre considère qu'il n'y a pas de preuve contre son allié syrien, qu'elle a toujours cherché à protéger au sein du Conseil.

Les experts devront rendre leurs premières conclusions 90 jours après le début de l'enquête, ce qui pourrait amener ensuite le Conseil à prendre des sanctions. Mais il faudra pour cela une nouvelle résolution que la Russie pourra bloquer en utilisant son droit de veto.

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