L'EI s'empare d'un des plus grands champs pétroliers de Syrie

Des djihadistes de l'État islamique paradent dans les... (PHOTO ARCHIVES AFP/WELAYAT RAQA)

Agrandir

Des djihadistes de l'État islamique paradent dans les rues de Raqqa, dans le nord de la Syrie, le 30 juin.

PHOTO ARCHIVES AFP/WELAYAT RAQA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Les djihadistes de l'État islamique (EI) ont pris le contrôle jeudi du champ pétrolier d'Al-Omar dans l'est de la Syrie, un des plus grands du pays, après le retrait de combattants rivaux, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'EI contrôle désormais la majorité de la province pétrolifère de Deir Ezzor, où se situe Al-Omar, ainsi que la majorité des champs pétroliers dans cette région, selon l'ONG.

Avant la révolte contre le régime qui a basculé en guerre civile il y a trois ans, la production de ce champ s'élevait à près de 30 000 barils par jour (bpj).

En novembre 2013, le front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda et alliée des rebelles dans le combat contre le régime, s'était emparé de ce champ et depuis «vendait 10 000 bpj», selon l'OSDH.

Mais avec la poussée de l'EI, ennemi à la fois d'Al-Nosra et des rebelles, le groupe a pris graduellement le contrôle de Deir Ezzor et des champs pétroliers.

Une vidéo postée par des sympathisants de l'EI sur Twitter montre un homme portant une longue barbe noire annonçant: «Nous avons pris le contrôle (du champ) sans combat. Ils ont fui comme des rats».

Le caméraman, le commandant et des hommes armés à leurs côtés scandent «L'État islamique est là pour rester».

À côté de lui, on voit une enseigne à l'entrée du champ sur laquelle est écrit: «Société Al-Furat, champ Al-Omar».



Une importante ville de Deir Ezzor, Al-Mayadeen, est tombée jeudi aux mains de l'EI, qui contrôle désormais la quasi-totalité de la province.

L'EI, un groupe accusé des pires atrocités, notamment des exécutions sommaires et même des crucifixions, a annoncé le 30 juin l'établissement d'un «califat» islamique, mais cette annonce a été rejetée par la majorité des groupes islamistes dans la région.

32 chauffeurs turcs libérés

Trente-deux chauffeurs de camion turcs, retenus en otage depuis près d'un mois en Irak par les djihadistes, ont été libérés et remis jeudi aux autorités turques dans ce pays, a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu.

«Les citoyens turcs ont été remis il y a 15-20 minutes au consul général de Turquie d'Erbil», en zone autonome kurde, et sont en route pour cette ville du nord de l'Irak d'où ils seront rapatriés dans la soirée en Turquie, a indiqué le ministre devant la presse.

Un avion de la Turkish Airlines (THY) a été affrété pour ramener les ex-otages, qui sont en «bonne santé», à Ankara, a expliqué le ministre.

L'agence turque Dogan a publié une première photo des ex-otages dans un autobus où ils apparaissent décontractés et souriants.

M. Davutoglu a indiqué espérer que le personnel du consulat de Turquie à Mossoul, toujours retenu en otage depuis le 11 juin par le même groupe sunnite radical, l'État islamique (EI), puisse aussi bénéficier du même sort.

«Nous allons continuer de déployer des efforts jour et nuit pour ramener nos autres citoyens» dont les autorités turques sont sans nouvelles, a ajouté le chef de la diplomatie turque.

Lors d'une offensive fulgurante en juin, les combattants de l'EI avaient investi la représentation turque et pris en otage les diplomates et leurs familles, dont des enfants, qui s'y trouvaient.

L'EI a été récemment inclus dans la liste des organisations considérées comme «terroristes» par Ankara, ce qui aurait provoqué la réaction de ce mouvement, selon les commentateurs.

L'enlèvement des Turcs a provoqué une polémique, l'opposition parlementaire turque reprochant au gouvernement islamo-conservateur d'Ankara ses liens présumés avec certains réseaux djihadistes et sa décision de ne pas évacuer le personnel diplomatique de Mossoul malgré les menaces qui pesaient sur eux.

Ankara a conseillé ces dernières semaines à ses ressortissants de quitter l'Irak, hormis la zone kurde, pour des raisons de sécurité.

La Turquie a aussi évacué son consulat général de Bassorah (sud de l'Irak) et imposé un blackout aux médias sur toute information susceptible de mettre la vie des otages en danger, une mesure dénoncée par la presse indépendante.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer