Journée mondiale de soutien aux journalistes d'Al-Jazeera détenus

Al-Jazeera compte par cette journée d'action «faire pression... (Photo SHARIF KARIM, Reuters)

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Al-Jazeera compte par cette journée d'action «faire pression sur les autorités égyptiennes afin de hâter la libération des journalistes détenus en Égypte, en leur rappelant d'une voix unie que le journalisme n'est pas un crime».

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L'Égypte sous tension
L'Égypte sous tension

Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
DOHA, Qatar

La chaîne Al-Jazeera du Qatar organisait jeudi une journée d'action mondiale pour réclamer la libération de quatre de ses journalistes détenus en Égypte.

Des professionnels des médias se sont rassemblés dans plusieurs villes, dont Khartoum, Nouakchott et Tunis, pour exprimer leur solidarité avec les journalistes d'Al-Jazeera, a rapporté la chaîne, qui a prévu des rassemblements similaires dans une trentaine d'agglomérations, dont Sydney, Manille, Londres, Nairobi, Berlin, Londres et Washington.

Al-Jazeera compte par cette journée d'action «faire pression sur les autorités égyptiennes afin de hâter la libération de Peter Greste, Mohamed Fahmy, Baher Mohamed et Abdallah Elshami, en leur rappelant d'une voix unie que le journalisme n'est pas un crime», selon un communiqué de la chaîne.

Au siège d'Al-Jazeera à Doha, quelques dizaines de membres du personnel se sont rassemblés pendant cinq minutes pour exprimer leur solidarité avec leurs collègues, portant chacun un panneau sur lequel était écrit: «le journalisme n'est pas un crime».

À Khartoum, une centaine de journalistes et militants soudanais se sont réunis dans une rue près du bureau de la chaîne satellitaire.

Des employés locaux d'Al-Jazeera portaient des photos des quatre journalistes de la chaîne détenus, dont MM. Greste, Fahmy et Mohamed, arrêtés tous trois le 29 décembre dans un hôtel du Caire où ils avaient installé un bureau improvisé.

Fait inhabituel pour une manifestation au Soudan, la police n'était pas présente. Selon le rapport 2013 de Reporters sans frontières (RSF), le Soudan figure à la 170e place sur 179 pays, dans le classement mondial de la liberté de la presse.

L'Égypte a ouvert le 20 février le procès de 20 personnes, présentées comme des «journalistes d'Al-Jazeera». La chaîne a toutefois assuré que seuls neuf des accusés travaillaient pour elle.

Huit des 20 accusés sont détenus, tandis que les autres sont recherchés par les autorités. Leur procès doit reprendre le 5 mars.

Les accusés se voient reprocher d'avoir manipulé des images et de soutenir le mouvement des Frères musulmans, déclaré «organisation terroriste» par les autorités mises en places par l'armée après la destitution en juillet du président islamiste Mohamed Morsi.

Le Caire avait fermé en septembre la filiale égyptienne de la télévision qatarie, Al-Jazeera Mubasher Misr, jugée favorable au régime islamiste de M. Morsi.

Depuis la destitution du président Morsi, les relations entre l'Égypte et le Qatar sont très tendues: Le Caire a accusé Doha de soutenir les Frères musulmans et l'émirat gazier du Golfe a reproché à l'Égypte la répression meurtrière des partisans de M. Morsi.




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