Attentats de Paris: le frère d'Abdeslam lui demande de «s'exprimer»

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«Je demande à mon frère de s'exprimer», a déclaré au micro de RTL Mohamed Abdeslam.

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
PARIS

Mohamed Abdeslam a demandé lundi à son frère Salah, suspect-clé des attentats parisiens du 13 novembre 2015, de «s'exprimer», alors que celui-ci a choisi de garder le silence, selon ses avocats.

«Je demande à mon frère de s'exprimer», a déclaré au micro de RTL Mohamed Abdeslam.

«Lors de mes visites en Belgique, j'ai vraiment eu un Salah Abdeslam qui était prêt à s'exprimer. (...) Quelques mois après, c'est une autre personne que j'ai en face de moi, j'ai effectivement pu constater que Salah était plus en retrait, qu'il était plus renfermé sur lui-même», a-t-il ajouté.

Salah Abdeslam, Français de Belgique de 27 ans, a été selon les enquêteurs au coeur des préparatifs des attentats les plus meurtriers jamais commis en France, qui ont fait 130 morts. Après quatre mois de cavale à Bruxelles, il a été arrêté le 18 mars avant d'être remis le 27 avril à la justice française, qui l'a mis en examen notamment pour assassinats terroristes.

Il est l'unique membre encore vivant des commandos djihadistes du 13 novembre.

Convaincus que Salah Abdeslam, placé à l'isolement et surveillé 24 h/24 par vidéo dans la prison de Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne, ne collaborera pas avec la justice et «appliquera le droit au silence» jusqu'au bout, ses avocats ont annoncé la semaine dernière qu'ils renonçaient à le défendre.

«Cette incarcération, toutes ces conditions qui sont extrêmement difficiles de détention, le renferment sur lui-même et j'ai parfois même l'impression qu'il est quelque part encore plus radicalisé que déradicalisé», a affirmé Mohamed Abdeslam au sujet de son frère, en confiant lui rendre visite tous les trois mois.

Il a expliqué attendre «beaucoup» du procès, mais «si c'est pour avoir un Salah Abdeslam derrière un box où il ne s'exprime pas, ce sera une déception pour nous tous».

L'autre frère de Mohamed et Salah, Brahim, s'était fait exploser dans un café parisien le soir du 13 novembre.

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