Des associations musulmanes québécoises condamnent les événements de Paris

Une femme musulmane participe à la veillée à... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Une femme musulmane participe à la veillée à la chandelle organisée devant l'hôtel de ville de Montréal mercredi dernier.

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Attentats à Paris

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Maxime Denis
La Presse Canadienne
Montréal

Deux associations musulmanes distinctes de Montréal ont condamné samedi l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo et la prise d'otage à la porte de Vincennes à Paris.

L'Association des projets charitables islamiques du Québec souhaite que les jeunes reçoivent davantage d'éducation pour ne pas faire le djihad comme les auteurs de l'attentat contre le magazine satirique. Les membres de cette association disent avoir comme valeur la modération, l'enseignement de l'islam dans sa forme la plus authentique et la lutte contre les idéologies extrémistes.

Au lendemain des événements en France, certains musulmans craignaient d'être la cible de menaces, d'injures ou d'une prochaine attaque, ici, à Montréal. Une peur que ne partage pas le porte-parole de l'Association des projets charitables islamiques, Jalal Boushaba. «Je ne crois pas qu'on doit avoir une crainte. Mais je crois qu'on a une responsabilité en tant que Québécois d'origine musulmane qui est de sortir, de faire entendre notre voix, de montrer notre visage et de détruire ce genre de stigmatisation en montrant notre réel visage».

Mais que faut-il faire concrètement pour éviter que les jeunes se fassent endoctriner pour faire le djihad?  «Il faut faire en sorte en fait que ces jeunes-là ne soient pas isolés de la société. Qu'ils soient actifs dans la société, qu'ils participent, qu'il garde une ambition de réussite dans cette société-là et qu'elle soit claire pour eux. Ce travail-là est un gros travail à faire de la part des gens de la communauté, mais aussi de la part des gens de l'extérieur», dit Jalal Boushaba.

Pour Khalid Butt, du Mouvement Ahmadiyya, un courant fort minoritaire de l'islam, tout est dans l'encadrement et l'éducation des jeunes.

«Leur éducation religieuse est prise en charge. On leur montre les différents comportements du prophète quand il a été critiqué et même torturé. Notre calife nous exhorte à chaque vendredi, lors de la prière, à être de bonnes personnes. Des exemples dans la société dans laquelle nous vivions. Il prône la paix et le respect des lois. C'est ce que nous faisons. Nous soutenons nos jeunes tout au long de leur cheminement. Il n'a pas une personne de la communauté Ahmadiyya qui a été impliqué dans quelconque événement similaire à ce qui s'est produit cette semaine à Paris», affirme-t-il.

Dimanche, des représentants politiques de plusieurs pays seront réunis à Paris le temps d'une réunion internationale sur le terrorisme.

Pendant ce temps, des membres de ces deux groupes participeront à la marche prévue demain au centre-ville de Montréal à l'instar de celle de Paris, Londres et ailleurs dans le monde.

Les deux groupes participeront à la marche silencieuse qui partira de la Place des Arts, dès 11 h, pour se rendre au consulat général de France sur l'Avenue McGill College à Montréal.

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