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Bruxelles: une semaine éprouvante face au terrorisme

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Depuis les attentats djihadistes de Paris le 13 novembre 2015 (130 morts), la capitale belge et européenne a vécu au rythme des alertes et des interpellations

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Agence France-Presse
Bruxelles

Bruxelles, frappée mardi par de sanglants attentats qui ont fait au moins 26 morts, vient de vivre sept jours éprouvants, confrontée au terrorisme.

Depuis les attentats djihadistes de Paris le 13 novembre 2015 (130 morts), la capitale belge et européenne a vécu au rythme des alertes et des interpellations. Aéroport et gares fermées, bus, métro et trams à l'arrêt, population confinée: mardi, elle retrouve l'ambiance des six jours d'alerte terroriste maximale de mi-novembre, mais cette fois il y a des victimes.

La fusillade de Forest

Cette semaine folle s'ouvre le mardi 15 mars par des tirs de kalachnikov à Forest, dans le sud-ouest de Bruxelles.

Ce jour-là, une énième perquisition dans le cadre du dossier des attentats de Paris tourne mal. Les six policiers français et belges croient vide l'appartement du 60 rue du Dries. Ils sont accueillis vers 14h00 GMT (10h00 à Montréal) par une fusillade, quatre d'entre eux sont blessés et les policiers abattent un Algérien de 35 ans, Mohamed Belkaïd.

Deux autres hommes parviennent à s'échapper dont probablement le seul survivant du commando des attentats de Paris, le Français d'origine marocaine Salah Abdeslam, 26 ans, résidant en Belgique.

Abdeslam, dont le frère Brahim était l'un des kamikazes de Paris, avait disparu au lendemain des attentats.

Mais après la fusillade de Forest, il commet une erreur: il téléphone à un ami de Molenbeek, la commune populaire de Bruxelles où il a grandi, pour trouver un nouveau point de chute.

Salah Abdeslam arrêté

Vendredi 18 mars, le Parquet fédéral belge annonce que les empreintes d'Abdeslam ont été retrouvées dans l'appartement de Forest. Dans l'après-midi, une importante opération policière est menée à Molenbeek. L'assaut est donné contre une maison. Des sources policières françaises confirment la «présence possible» sur les lieux de l'homme le plus recherché d'Europe.

En soirée, après des heures de spéculations, la nouvelle tombe enfin: Salah Abdeslam a été arrêté, blessé à une jambe. Ses quatre mois de cavale ont pris fin au 79 rue des Quatre-Vents, à deux pas de la maison de sa famille.

Quatre autres personnes ont été appréhendées dont son logeur, Abid Aberkan, qui participait la veille à l'enterrement de Brahim.

Présent à Bruxelles pour un sommet européen, le président français François Hollande donne alors une conférence de presse avec le premier ministre belge Charles Michel et déclare s'attendre à ce que la Belgique extrade Abdeslam «le plus rapidement possible» vers la France.

Emmené à l'hôpital Saint-Pierre pour être soigné, Abdeslam est inculpé le lendemain samedi 19 mars de «meurtres terroristes et participation aux activités d'un groupe terroriste» dans l'enquête sur les attentats de Paris.

Son arrestation est «un coup important porté à l'organisation terroriste Daech en Europe», assure le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Interpol conseille une «vigilance accrue» aux frontières, jugeant que des complices d'Abdeslam pourraient être tentés de fuir.

Attentats à Bruxelles

Mardi 22 mars, quatre jours après la capture d'Abdeslam, des tirs et deux explosions retentissent vers 07H00 GMT (3h00 à Montréal) dans le hall des départs à l'aéroport international de Zaventem, faisant au moins 11 morts. L'attentat a été «probablement provoqué par un kamikaze», selon le parquet.

«Beaucoup de personnes ont perdu des jambes», selon un témoin qui confirme à l'AFP qu'un homme avait crié en arabe avant la première explosion.

Peu après 8h00 GMT (4h00 à Montréal), dans une rame de métro à la station Maelbeek dans le quartier des institutions européennes une très grosse explosion fait au moins 15 morts et 55 blessés, selon l'exploitant du réseau de transport en commun de la capitale.

Outre la fermeture de l'aéroport et des transports publics à Bruxelles, où l'alerte antiterroriste est maximale, ces attaques déclenchent un renforcement de la sécurité dans des aéroports à Londres, Paris, Francfort et Copenhague.

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