Saint-Denis: le présumé cerveau des attentats de Paris aurait été tué

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Abdelhamid Abaaoud ferait partie des deux individus tués dont les autorités françaises ne veulent pas encore confirmer l'identité.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Le présumé cerveau derrière les attentats de Paris aurait été tué dans l'assaut de la police sur un appartement de Saint-Denis, selon le Washington Post, qui cite deux sources seniors dans le renseignement européen.

Abdelhamid Abaaoud ferait partie des deux individus tués dont les autorités françaises ne veulent pas encore confirmer l'identité.

Abaaoud, un ressortissant belge qui s'est illustré par sa sauvagerie sur le territoire de l'État islamique, était largement considéré comme le commanditaire de la série d'attentats terroristes qui a frappé Paris vendredi soir dernier.

Selon des informations rapportées par plusieurs médias, dont la chaîne de télévision française BFMTV, la femme qui s'est fait exploser serait la cousine d'Abdelhamid Abaaoud. Une Française de 26 ans d'origine marocaine, connue de la police et des services de renseignement français pour radicalisation, mais également trafic de stupéfiants, répondant au nom d'Hasna Aitboulahcen. Des informations qui n'ont toujours pas été confirmées par les autorités.  

À 13h00 (heure de Montréal), le procureur de la République de Paris, François Molins, a révélé que le logement pris d'assaut par la police abritait une «nouvelle équipe de terroristes» prête à «passer à l'acte».

Presque 5000 projectiles ont été tirés par la police durant l'opération. Les assaillants se trouvaient derrière une porte blindée.

Le procureur François Molins a confirmé que les policiers croyaient être sur la piste d'Abdelhabid en intervenant dans ce quartier. Il n'a pas voulu préciser si cet individu était mort, mais a confirmé qu'il ne faisait pas partie des huit personnes arrêtées.

Cinq policiers ont été blessés.

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Le bloc appartement de Saint-Denis où a eu lieu l'opération policière de cette nuit.

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Quelle est la composition de la cellule?

Sur les trois kamikazes du Bataclan, deux ont été identifiés: Samy Amimour, 28 ans, et Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans. Parmi les tireurs des terrasses, les frères Abdeslam, Salah et Brahim, mort en kamikaze. Reste un troisième homme, non identifié.

Au Stade de France, un Français vivant à Bruxelles, Bilal Hadfi, 20 ans, s'est fait exploser, ainsi qu'un homme en possession d'un passeport syrien, arrivé sur le sol européen début octobre dans le flot des migrants, mais dont l'identité reste inconnue. Reste un troisième assaillant, dont l'identification est en cours.

Une organisation militaire et minutieuse

Plus les détails de l'enquête apparaissent, plus il est évident que les attaques de Paris ont fait l'objet d'une préparation minutieuse. François Molins a donné deux éléments qui en attestent: le 12 novembre, soit la veille des attaques, les trois voitures utilisées pour les attaques arrivent «quasiment en convoi depuis la Belgique à dix minutes d'intervalle».

Déclenchées en à peine plus d'une demi-heure, les attaques ont été précisément minutées et orchestrées, comme en atteste le SMS glaçant envoyé d'un portable retrouvé près du Bataclan et utilisé par le commando: «On est parti, on commence.»

La Syrie

Les attaques ont été très vite revendiquées par l'État islamique, notamment par un message audio lu par Fabien Clain, 37 ans, un pilier du djihadisme français depuis les années 2000, mentor des frères Merah.

Plusieurs des membres du commando sont allés en Syrie: Mostefaï, Amimour et le détenteur du passeport syrien à coup sûr, et Hadfi sans doute, les frères Abdeslam peut-être même si selon la justice belge, Brahim Abdeslam a seulement tenté le voyage. Mais lui comme son cadet connaissent de longue date Abaaoud, avec qui ils partagent un passé de délinquance à Bruxelles.

À mesure que prend corps l'hypothèse d'un commando au moins pour partie composé de vétérans du djihad, des questions se posent. Par où sont-ils arrivés? Comment Amimour, objet d'un mandat d'arrêt français, est-il revenu dans l'espace Schengen sans être repéré? La question vaudra encore plus pour Abaaoud s'il devait se confirmer qu'il est en Europe. Comment Mostefaï, fiché comme islamiste radical depuis 2010, a pu partir en Syrie sans attirer l'attention? Pourquoi la police belge n'a pas prévenu les Français qu'un de leurs ressortissants (même s'il vivait à Bruxelles), Salah Abdeslam, était dans leurs fichiers. Lequel Abdeslam a pu se rendre en septembre en Autriche.

Qui est entre les mains de la justice?

En Belgique, Hamza Attou et Mohamed Amri sont écroués, soupçonnés d'avoir exfiltré Salah Abdeslam. Deux hommes et une femme, qui auraient joué un rôle dans la fourniture de la planque de Saint-Denis au commando, sont en garde à vue. L'un des hommes a été blessé lors de l'assaut et est hospitalisé.

Cinq autres hommes arrêtés mercredi à Saint-Denis sont plus centraux: trois arrêtés dès le début de l'assaut mercredi, deux autres plus tard, tentant de se dissimuler sous des gravats. Ils ne sont pas identifiés, selon le procureur François Molins.

Y a-t-il encore des fuyards?

Difficile de se prononcer tant que les dépouilles n'ont pas de noms. Ce qui semble certain, c'est que Salah Abdeslam a été exfiltré vers la Belgique samedi matin.

Le risque d'attaques a-t-il disparu? Personne ne se risque à l'affirmer. Ce qui est sûr, c'est que le commando neutralisé mercredi dans un appartement de Saint-Denis «pouvait passer à l'acte», selon le procureur Molins.

- Avec l'Agence France-Presse

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