Obama défend sa stratégie contre l'EI

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Le président américain Barack Obama, au sommet du G20, à Antalya, le 16 novembre.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats qui ont fait au moins 129 morts à Paris, le 13 novembre 2015. »

Agence France-Presse
ANTALYA, Turquie

Le président américain Barack Obama a défendu lundi sa stratégie de lutte contre le groupe État islamique (EI), mettant en garde contre les amalgames sur les réfugiés après les attentats djihadistes meurtriers commis à Paris.

« Il y aura une intensification de notre stratégie mais cette stratégie est celle qui finira par marcher », a assuré M. Obama devant la presse à l'issue du sommet du G20 en Turquie, rappelant que ce combat contre les djihadistes « prendrait du temps ».

Réaffirmant sa ferme opposition à l'envoi de troupes de combat au sol, il a ironisé sur l'absence de véritables propositions de la part de ceux qui réclament une nouvelle approche après les attaques de Paris qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés.

Au lendemain d'un tête-à-tête remarqué avec son homologue russe Vladimir Poutine, M. Obama s'est par ailleurs réjoui des « progrès modestes » enregistrés dans les pourparlers engagés pour un règlement en Syrie.

« Les discussions de Vienne marquent pour la première fois un accord de tous les pays clé », a déclaré M. Obama en référence à l'accord conclu dans la capitale autrichienne pour une transition politique en Syrie.

Évoquant les réactions de rejet des migrants dans certains pays européens après le traumatisme de Paris, le président américain a lancé une ferme mise en garde.

« Les gens qui fuient la Syrie sont ceux qui souffrent le plus du terrorisme, ce sont les plus vulnérables. Il est très important que nous ne fermions pas nos coeurs aux victimes d'une telle violence », a-t-il déclaré, appelant à « ne pas faire de lien entre la question des réfugiés et celle du terrorisme ».

« Quand j'entends des gens dire que nous ne devrions peut-être accueillir que les chrétiens mais pas les musulmans [...] c'est une honte, ce n'est pas américain », a-t-il tempêté. « Notre compassion ne peut être soumise à des tests religieux ».

Plusieurs candidats républicains à la présidentielle de 2016 estiment que les États-Unis ne devraient plus accueillir de réfugiés syriens de peur que des militants de l'EI ne figurent parmi eux.

Annonçant un renforcement des échanges d'informations entre les services de renseignement américain et français, M. Obama a vivement contesté l'idée selon laquelle son pays aurait disposé d'informations concernant une possible attaque à Paris.

« Il n'y avait aucun élément spécifique concernant une telle attaque [...] que nous aurions pu fournir aux autorités françaises », a-t-il assuré.

L'Irak a affirmé avoir partagé avec les États-Unis des informations sur « de possibles attaques dans certains pays, spécialement en France, aux États-Unis et en Iran ».

M. Obama devait quitter Antalya (sud de la Turquie) lundi en fin de journée pour se rendre à Manille (Philippines) puis à Kuala Lumpur (Malaisie) pour participer aux sommets de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) et de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN).

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