Le gouvernement veut dissoudre les mosquées radicales

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats qui ont fait au moins 129 morts à Paris, le 13 novembre 2015. »

Agence France-Presse
Paris

Une disposition pour la dissolution des mosquées radicales sera étudiée prochainement en conseil des ministres, a annoncé dimanche le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, deux jours après les attentats de Paris et l'instauration de l'état d'urgence.

«L'état d'urgence, c'est la volonté (...) de pouvoir de façon ferme et déterminée procéder à l'expulsion de ceux qui doivent être expulsés parce qu'ils prêchent la haine en France, qu'ils ont été engagés ou qu'on soupçonne l'engagement dans des actions à caractère terroriste», a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision France 2.

«Ça veut dire aussi, j'ai engagé des démarches en ce sens et il y aura une délibération en conseil des ministres, la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine. Tout cela doit être mis en oeuvre dans la plus grande fermeté», a-t-il poursuivi.

Bernard Cazeneuve a également rappelé «l'augmentation très significative des moyens» des services de renseignement avant même les attentats de vendredi, avec notamment «1500 emplois créés», «près de 233 millions d'euros investis» et «des nouvelles dispositions législatives».

«Est-ce que dans le contexte de guerre que nous vivons, il faut aller au-delà? La réponse a été donnée par le Président et le Premier ministre: oui, il le faut. L'état d'urgence donne des moyens: assignations à résidence, perquisitions... Ces moyens seront entièrement et pleinement utilisés», a-t-il ajouté.

«Quelles que soient les précautions que nous prenons face à des barbares qui ont déclaré la guerre, le risque zéro n'existe pas», a-t-il rappelé, en assurant que «cette guerre sera gagnée par la République française, par la démocratie, en raison des valeurs que nous portons et de la fermeté que nous portons à notre action».

Il a exhorté les Français «à continuer à vivre», «parce que ce que les terroristes veulent nous imposer par l'effroi, c'est le refus de vivre comme nous l'avons fait jusqu'à présent avec notre modèle de civilisation, notre amour de la liberté, de la culture, du vivre ensemble».

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