Le policier turc qui a trouvé le corps du petit Aylan se confie

Le policier turc Mehmet Ciplak a pensé à son... (PHOTO AP)

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Le policier turc Mehmet Ciplak a pensé à son propre fils lorsqu'il a découvert le corps du petit Aylan gisant dans le sable.

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse

Le policier turc dont la photo, portant dans ses bras le petit Aylan, a fait le tour du monde, a déclaré dimanche avoir pensé à son propre fils lorsqu'il a retrouvé le corps du petit réfugié syrien sur une plage.

« Quand je me suis approché du bébé, je me suis dit "Mon Dieu, pourvu qu'il soit toujours en vie" », a déclaré Mehmet Ciplak à l'agence turque de presse Dogan. « Mais il ne montrait aucun signe de vie. J'étais effondré ».

« J'ai un garçon de six ans, et lorsque j'ai vu cet enfant, j'ai pensé à mon propre fils et je me suis mis à la place de son père. Les mots ne peuvent pas décrire ce spectacle tellement triste », a-t-il ajouté.

Le policier a indiqué ne pas savoir qu'il avait été pris en photo : « je faisais juste mon travail », a-t-il dit.

Le corps du petit Aylan a été découvert mercredi dernier, gisant sur une plage de Bodrum. Face contre le sable, comme paisiblement endormi.

La photo du petit garçon de trois ans a créé une onde de choc de par le monde. Le petit Aylan, son frère Ghaleb, âgé de cinq ans, et leur mère sont tous morts noyés en tentant de rallier depuis la Turquie l'île grecque de Kos, porte d'entrée vers l'Union européenne. Seul le père a survécu.

Après le naufrage qui a décimé la famille Kurdi, la police turque a arrêté jeudi quatre passeurs présumés, tous de nationalité syrienne.

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