Maduro accusé d'avoir versé des pots-de-vin au Brésil

Monica Moura, épouse de Joao Santana, publicitaire responsable... (Photo Ariana Cubillos, AP)

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Monica Moura, épouse de Joao Santana, publicitaire responsable des campagnes présidentielles de Dilma Rousseff, a chiffré à plus de 10 millions de dollars l'argent versé par Nicolas Maduro, dans sa déclaration au juge.

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Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

Deux publicitaires brésiliens, détenus dans le cadre du vaste scandale de corruption «Lavage express», ont avoué avoir reçu des millions de dollars de pots-de-vin, notamment du président vénézuélien Nicolas Maduro, afin de financer la campagne de son prédécesseur Hugo Chavez en 2012.

À l'époque, M. Maduro était le ministre des Affaires étrangères de M. Chavez.

«Maduro me payait presque toutes les semaines, directement au ministère, et me remettait l'argent», a affirmé Monica Moura, épouse et associée en affaires de Joao Santana, publicitaire responsable des campagnes présidentielles de Dilma Rousseff en 2010 et 2014.

Les deux ont été condamnés en février à huit ans de prison pour blanchiment d'argent dans le cadre de l'affaire Petrobras, plus gros scandale de corruption de l'histoire du Brésil, et collaborent depuis avec la justice dans l'espoir d'obtenir une réduction de peine.

Mme Moura a chiffré à plus de 10 millions de dollars, remis sous forme de mallettes de billets, l'argent versé par M. Maduro, dans sa déclaration au juge, dont une vidéo a été rendue publique vendredi par le Tribunal suprême fédéral (STF) du Brésil.

Grâce à ces pots-de-vin, les constructeurs brésiliens Odebrecht et Andrade Gutiérrez auraient versé respectivement sept et deux millions de dollars pour financer la campagne permettant la réélection du président socialiste vénézuélien.

Dans leurs déclarations à la justice, les publicitaires ont également affirmé avoir reçu de l'argent du Panama et du Salvador, là encore pour financer des campagnes présidentielles.

Ils ont également assuré que l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et Mme Rousseff étaient au courant de ces systèmes de financement illégal, qui auraient aussi concerné les campagnes électorales de leur Parti des travailleurs (PT, gauche).

Les avocats de Lula, visé par cinq procédures judiciaires dans le cadre du scandale Petrobras, ont qualifié ces déclarations de «mensongères».




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