Colombie: une explosion criminelle près des arènes fait 26 blessés

L'explosion est survenue près des arènes où les... (Photo Ricardo Mazalan, Associated Press)

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L'explosion est survenue près des arènes où les corridas, qui viennent de reprendre après quatre ans d'interruption, provoquent une vague de protestations.

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Agence France-Presse
Bogota

Au moins 26 personnes, pour la plupart des policiers, ont été blessées dimanche dans une explosion criminelle près des arènes de Bogota, où des corridas controversées ont repris en janvier après quatre ans d'interruption, selon les autorités.

D'après le dernier bilan revu à la baisse et communiqué par le ministère de la Défense, «26 personnes ont été blessées, dont 24 policiers et deux civils».

«Il n'y a pas eu de morts», avait indiqué un peu plus tôt le ministre de l'Intérieur Juan Fernando Cristo, rectifiant un tweet du maire de Bogota Enrique Penalosa, qui avait fait état de la mort d'un policier.

«Nous condamnons l'attentat avec des explosifs. Recours inacceptable à la violence. La police nous informe que des agents sont blessés, pas de morts», avait précisé le ministre sur Twitter.

Selon l'information initiale de la mairie, «31 personnes (ont été) blessées, dont deux gravement, après l'explosion dans le quartier de La Macarena», dans le centre de la capitale.

La mairie s'est excusée pour l'information erronée sur la mort d'un policier, l'attribuant à une erreur d'un fonctionnaire dans la transmission d'informations.

Le président colombien Juan Manuel Santos a pour sa part qualifié sur Twitter l'explosion d'«attaque contre les policiers qui garantissaient la sécurité de La Macarena». Dans ce quartier du centre de Bogota se trouvent les arènes La Santamaria, où une corrida a eu lieu dans l'après-midi.

Les corridas y ont repris en janvier après une interruption de quatre ans, déclenchant une vague de protestations.

La corrida de dimanche n'a pas été annulée et le maire a encouragé tous ceux qui souhaitent s'y rendre d'y aller «sans crainte pour leur sécurité».

Sur son compte Twitter, la police a diffusé des photos de l'arrivée des taureaux entourée de fortes mesures de sécurité.

«Les terroristes ne vont pas nous intimider. Et nous ferons le nécessaire pour les appréhender», a-t-il ajouté, sans toutefois préciser si un groupe en particulier était soupçonné d'avoir déclenché l'explosion.

«La bombe comportait des morceaux de métal (...) elle avait été faite avec des intentions criminelles, pour blesser nos policiers», a déclaré M. Penalosa à l'issue d'un conseil de sécurité extraordinaire.

«Nous allons poursuivre ces criminels (...) Nous sommes en train de travailler avec le parquet et la police. Nous avons des nouveaux éléments qui nous permettent d'être confiants sur des avancées rapides de l'enquête», a-t-il poursuivi, précisant que 34 bâtiments avaient endommagés.

La réouverture de La Santamaria le 22 janvier a déclenché une intense vague de protestations et donné lieu à des affrontements entre la police et des groupes opposés à la tauromachie.

En 2012, la mairie de l'époque avait interdit l'utilisation de La Santamaria pour y organiser des corridas afin d'éviter «les tortures et le traitement cruel des animaux».

Sa réouverture est intervenue quatre ans plus tard après une décision de la Cour constitutionnelle.




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