Mutinerie dans une prison au Brésil: les meneurs seront transférés

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Les affrontements entre prisonniers de différents gangs ont duré plus de 15 heures avec une sauvagerie inédite pour le Brésil où les mutineries sont fréquentes dans les prisons surpeuplées et contrôlées de facto par des factions criminelles. Sur la photo, des proches des prisonniers se sont rendus sur les lieux pour avoir des nouvelles.

Edmar Barros, Futura Press via AP

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Agence France-Presse
MANAUS

Les responsables du massacre particulièrement sanguinaire de 56 détenus dans une prison amazonienne étaient en cours d'identification et devraient être transférés dans des prisons fédérales à la sécurité renforcée, a annoncé mardi le ministre brésilien de la Justice.

Le gouvernement de l'État de l'Amazonie a par ailleurs précisé que 112 détenus du complexe pénitentiaire Anisio Jobim (Compaj, en périphérie de Manaus) étaient toujours en fuite ainsi que 72 prisonniers d'un autre centre de détention Antonio Trindade (Ipat) qui dépend de ce complexe.

Une quarantaine de fugitifs sur un total de 184 au total ont été retrouvés après le massacre de 56 détenus, dont nombre d'entre eux ont été décapités, dans la nuit de dimanche à lundi.

« Nous attendons que le gouvernement de l'État d'Amazonie nous transmette les identités des meneurs pour les transférer dans des prisons fédérales », a déclaré le ministre de la Justice Alexandre de Moraes.

Les affrontements entre prisonniers de différents gangs ont duré plus de 15 heures avec une sauvagerie inédite pour le Brésil où les mutineries sont fréquentes dans les prisons surpeuplées et contrôlées de facto par des factions criminelles.

Des tentatives de mutinerie ont été signalées dans d'autres centres carcéraux de la ville et quelque 130 détenus ont été transférés dans une prison publique rouverte pour l'occasion, a précisé le gouvernement de l'État d'Amazonie.

Avec 622 000 détenus recensés par le ministère de la Justice fin 2014, le Brésil compte la quatrième population carcérale au monde, derrière les États-Unis, la Chine et la Russie.

Pour faire face à la pression carcérale, le pays devrait augmenter de 50 % la capacité de ses prisons, selon un rapport du ministère.

Au niveau national, le taux d'occupation est de 167 %, soit 1,67 détenu par place disponible, un chiffre qui s'élève à 2,59 en Amazonie, qui comptait 8868 détenus en 2014.




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