Le président vénézuélien Maduro accuse l'opposition de «déstabilisation»

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«La droite se prépare uniquement à poursuivre son schéma de déstabilisation et de coup d'État permanent, en utilisant la Constitution», a lancé le président Maduro.

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Agence France-Presse
CARACAS

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé l'opposition, qui vient de remporter une victoire écrasante aux élections législatives, de vouloir mener une «déstabilisation» de son pouvoir et a annoncé une contre-offensive sur le plan économique.

M. Maduro a tenu ces propos vendredi à l'issue d'un congrès extraordinaire de son Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) qu'il avait convoqué à Caracas après que le parti chaviste a subi dimanche sa pire défaite électorale.

«La droite se prépare uniquement à poursuivre son schéma de déstabilisation et de coup d'État permanent, en utilisant la Constitution», a lancé le président vénézuélien.

L'opposition, réunie au sein de la Table de l'unité démocratique (MUD), a remporté lors des élections législatives de dimanche la majorité qualifiée des deux tiers des sièges au Parlement unicaméral, ce qui lui confère de larges prérogatives, dont celle de provoquer un départ anticipé du chef de l'État en écourtant son mandat.

«Ce n'est pas le temps de la cohabitation ni de la coexistence avec la bourgeoisie ni avec l'impérialisme», a déclaré M. Maduro, rapportant une conversation avec son vice-président Jorge Arreaza. Il a estimé que sa défaite était liée à «une guerre économique» provoquée par la droite alliée à des entreprises et à l'administration américaines.

Concédant que beaucoup de choses devaient être réformées au Venezuela, «en premier l'économie», le président Maduro a appelé à une réunion de son parti pour discuter d'un modèle économique socialiste qui n'a pas été appliqué car il est «resté sur le papier».

Il a annoncé une «contre-offensive révolutionnaire» au premier trimestre de l'an prochain dont «l'économie sera la priorité».

Le chef de l'État a reconnu «des erreurs» dans sa gestion passée du pays, évoquant notamment «la bureaucratie « et «la corruption».

Deux anciens ministres très influents du défunt président Hugo Chavez ont estimé mercredi que le pays traversait «une vraie catastrophe» économique et que le parti chaviste était le responsable de la déroute électorale.

L'opposition a remporté une victoire historique en 16 ans de chavisme dans un climat de mécontentement populaire suscité par la profonde crise économique frappant le pays pétrolier.

L'économie du pays s'est effondrée, emportée par la chute des cours du pétrole, dont il dispose des plus importantes réserves de la planète, se traduisant pour les habitants par des pénuries et une inflation avoisinant les 200 % selon les experts.

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