Après la déconvenue électorale, Kirchner mobilise ses troupes

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La présidente argentine Cristina Kirchner et son poulain, Daniel Scioli, en juillet dernier. Les résultats de dimanche dernier ont été décevants.

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Agence France-Presse
BUENOS AIRES

La présidente argentine Cristina Kirchner a mobilisé ses troupes jeudi pour le second tour de la présidentielle, derrière le candidat qu'elle soutient, Daniel Scioli, opposé le 22 novembre au conservateur Mauricio Macri.

« Nous allons participer au ballottage. Je ne suis pas candidate à quoi que ce soit. Ce qui m'intéresse, c'est que les Argentins défendent les conquêtes sociales des 12 ans (de gouvernance de Nestor et Cristina Kirchner 2003-2015), je ne veux pas que s'effondre tout ce que nous avons construit », a déclaré Mme Kirchner lors d'une intervention télévisée.

Pour sa première apparition depuis le vote de dimanche, la présidente de gauche a revendiqué un bilan positif et mis en garde qu'en cas de victoire de l'opposition, le chômage, actuellement de 7 %, augmenterait. L'opposition est très critique de sa politique, notamment économique.

« Le navire doit continuer d'avancer, sinon nous coulerons tous », a-t-elle dit d'un ton alarmant, plaidant pour la continuité de l'action du mouvement péroniste, fondé par l'ex-président Juan Peron (1946-1955, 1973-1974).

Le second tour, a-t-elle ajouté, « n'est pas une simple élection entre deux candidats. C'est la décision entre un modèle de pays et un autre », a souligné la présidente, qui ne pouvait pas se présenter pour un troisième mandat consécutif.

Lors du premier tour de la présidentielle dimanche, le candidat de la coalition au pouvoir, le Front pour la victoire, n'a totalisé que 36,86 % des voix, et le maire de Buenos Aires Mauricio Macri a surpris en réalisant un score à peine inférieur, avec 34,33 %.

Amorce d'éloignement ou coïncidence? Le candidat à la présidentielle soutenu par Mme Kirchner, Daniel Scioli, était absent du palais présidentiel, où étaient présents les politiciens et personnalités les plus proches de Mme Kirchner.

Les experts estiment que le score de Daniel Scioli, inférieur aux prévisions, est la conséquence d'une sanction dans les urnes de Cristina Kirchner, qui a provoqué un profond clivage en Argentine entre partisans de son action gouvernementale et les citoyens anti-Kirchner.

Un sondage place Mauricio Macri, candidat d'une coalition rassemblant jusqu'au centre-gauche, en tête des intentions de vote pour le second tour de la présidentielle, avec 45,6 %, devant Daniel Scioli (41,5 %). L'enquête recense 4,1 % de bulletins blancs et 8,8 % d'indécis.

C'est la première fois en Argentine que la présidentielle se décidera au second tour.

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