Pérou: le Congrès préconise une enquête contre la Première dame pour corruption

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La Première dame Nadine Heredia et le président du Pérou Ollanta Humala, en avril dernier.

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Agence France-Presse
Lima

Le Parlement péruvien, contrôlé par l'opposition, a recommandé l'ouverture d'une enquête pour blanchiment d'argent concernant la Première dame et présidente du parti au pouvoir, Nadine Heredia.

Cette recommandation fait partie du rapport d'une commission parlementaire adopté mercredi soir par 76 votes contre 24. La commission s'est penchée sur des faits présumés de corruption impliquant l'homme d'affaires Martin Belaunde Lossio, étroit collaborateur du président Ollanta Humala entre 2006 et 2011, avant son élection.

Le rapport adopté préconise l'ouverture d'une enquête par le parquet contre M. Belaunde pour blanchiment d'argent et met en cause Mme Heredia en raison de doutes sur l'origine de fonds qu'elle a perçus quand l'homme d'affaires l'a embauchée comme conseillère, avant que M. Humala ne parvienne au pouvoir en 2011.

La commission enquêtant sur M. Belaunde soupçonne la Première dame d'avoir à l'époque bénéficié d'un emploi fictif et d'avoir en réalité dissimulé des fonds en provenance du Venezuela pour financer le parti de M. Humala, alors allié du vénézuélien Hugo Chavez.

Martin Belaunde est sous les verrous à Lima depuis le 29 mai et son extradition depuis la Bolivie.

Les conclusions du Parlement, qui n'ont aucune incidence sur la procédure judiciaire, surviennent deux semaines après qu'un tribunal a ordonné de classer le dossier contre Nadine Heredia, s'agissant de faits « déjà examinés » par la justice.

En 2009, le parquet avait reproché à Mme Heredia de ne pas pouvoir justifier l'origine de 215 000 dollars entre 2005 et 2009, période durant laquelle son époux avait bénéficié de financements d'entreprises vénézuéliennes qu'il a toujours présentés comme légaux.

Aucune sanction n'avait toutefois été prise contre Mme Heredia, faute de preuves suffisantes.

Une élection présidentielle est prévue en avril 2016 au Pérou et la popularité du président Humala, un ancien militaire nationaliste de gauche, a chuté à 13 % d'opinions favorables en septembre.

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