Venezuela : Maduro annonce «une purge profonde» de la police

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Le président du Venezuela Nicolas Maduro

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Agence France-Presse
CARACAS

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé une «purge profonde du système policier» dans ce pays parmi les plus violents au monde après le meurtre d'un député de son parti dans lequel des policiers seraient impliqués.

«Des actions doivent être menées pour corriger tout ce qui va mal dans le système policier vénézuélien, pour (réaliser) une purge profonde du système policier du Venezuela», a clamé lundi soir le président Maduro, appelant à «une révolution de la police».

«Je vais constituer (...) une commission présidentielle pour transformer les forces de l'ordre (...) et élaborer un nouveau système policier», a-t-il également déclaré à l'occasion de prise de fonctions de la nouvelle ministre de l'Intérieur et de la Justice, l'amirale Carmen Meléndez, ancienne ministre de la Défense.

Cette annonce survient après le meurtre début octobre à son domicile d'un député du parti socialiste (PSUV) au pouvoir, Robert Serra, 27 ans, aux côtés de sa compagne et assistante parlementaire.

Selon les autorités, il se serait agi d'un meurtre commandité.

Il existe au Venezuela, selon le président, des «mafias» qui doivent être «détectées» et seraient impliquées dans la mort de M. Serra, oeuvre d'après M. Maduro «de petits groupes qui travaillent sur commande».

Il se référait notamment à des membres appréhendés de la police municipale de Caracas, gérée depuis plus d'une décennie par le PSUV.

L'intervention présidentielle intervient également peu de jours après la destitution du précédent ministre de l'Intérieur, le major général Miguel Rodriguez Torres, mis en cause par des groupes progouvernementaux après la mort de plusieurs de leurs membres au cours d'incidents armés avec les forces de l'ordre à Caracas il y a quelques semaines.

Ces «collectifs» radicaux à la solde du pouvoir, dont certains sont armés, avaient exigé la démission de M. Rodriguez Torres.

Avec 53 homicides pour 100 000 habitants selon l'ONU (39 selon les autorités, 79 selon des ONG), le Venezuela est le deuxième pays le plus dangereux du monde, derrière le Honduras (90,4 pour 100 000).

L'impunité concerne 92 homicides sur 100.

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