Brésil: fin d'une mutinerie et libération des otages après 48 heures

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Pendant la mutinerie, trois personnes à moitié nues, vraisemblablement des surveillants, ont été ligotées et assises sur le toit de l'un des bâtiments de la prison, gardées par des détenus dont le visage était couvert par des t-shirts.

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Agence France-Presse
BRASILIA

Des détenus d'une prison du Parana (sud du Brésil) qui avaient pris en otage lundi 12 surveillants et un nombre indéterminé de prisonniers ont mis fin mercredi à leur mutinerie après deux jours de négociations.

«La rébellion a pris fin, tous les otages ont été libérés», a déclaré à l'AFP un porte-parole du secrétariat à la Justice de l'État de Parana.

«Le transfèrement de détenus vers d'autres prisons du Parana (et de l'État voisin) Santa Catarina, a commencé», a-t-il ajouté.

Selon ce porte-parole, 28 prisonniers au total seront transférés du pénitencier de Guarapuava, dans le centre de l'État, où a eu lieu la mutinerie. La condition des mutins pour mettre un terme à la rébellion était leur transfert mais ils n'ont pas expliqué pourquoi ils voulaient changer de prison, a dit le porte-parole.

Pendant la mutinerie, des images de la chaîne Globo News avaient montré trois personnes à moitié nues, vraisemblablement des surveillants, ligotées et assises sur le toit de l'un des bâtiments de la prison et gardées par des détenus dont le visage est couvert par des t-shirts.

Le pénitencier de Guarapuava abritait 240 prisonniers et cette rébellion était la cinquième en un peu plus d'un mois dans les prisons du Parana et, selon le Sindarspen, la 21e depuis décembre 2013.

Les prisons du Brésil abritent quelque 563 000 détenus, la quatrième population carcérale du monde derrière les États-Unis, la Chine et la Russie, selon les chiffres diffusés par Amnesty International.

Selon l'ONG de défense des droits de l'homme Conectas, il manque 200 000 places pour éviter les problèmes de surpeuplement des prisons brésiliennes, principale cause des rébellions.

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