Plus de 200 meurtres en trois mois à Port-au-Prince

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Dans un rapport publié mercredi où sont documentés les actes de violence, la Commission appelle les autorités à créer les conditions pour faire diminuer et éliminer la violence manipulée par des groupes politiques.

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Agence France-Presse
Port-au-Prince

Plus de 170 personnes ont été tuées par balles à Port-au-Prince entre juillet et septembre, et une trentaine d'autres ont été lynchées, a relevé mercredi une organisation sociale de l'église catholique qui pointe la détérioration de la situation politique et socio-économique.

«Au cours du trimestre analysé, 179 personnes sont mortes par balles et 35 par arme blanche, exclusivement à Port-au-Prince», a indiqué à l'AFP M. Rovelson Appolon, de la commission épiscopale justice et paix.

Pour le mois d'octobre, 65 nouveaux assassinats ont été enregistrés dans la capitale haïtienne, a ajouté M. Rovelson qui estime que la violence à Port-au-Prince est la conséquence de la détérioration de la situation politique et socio-économique.

Dans un rapport publié mercredi où sont documentés les actes de violence, la Commission appelle les autorités à créer les conditions pour faire diminuer et éliminer la violence manipulée par des groupes politiques.

«C'est une pratique en Haïti, les politiciens utilisent la violence contre leurs adversaires et distribuent des armes dans les quartiers pauvres et populaires de la capitale», a dénoncé l'organisation de l'église catholique d'Haïti.

Selon un parlementaire haïtien, des quantités d'armes auraient été distribuées par l'opposition et par des proches du pouvoir à Cité-Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince où plus de 40 personnes ont été tuées par balles ces derniers jours lors d'affrontements entre bandes rivales.

«Le Gouvernement ne donne pas la preuve de l'existence d'une politique de sécurité publique efficace et d'une volonté de répondre aux besoins fondamentaux de la population en la matière», lit-on dans le rapport de l'église catholique.

Celui-ci estime en outre que «la police n'est pas encore en mesure d'assurer la sécurité du pays, étant complice de certains actes d'insécurité et absente dans bon nombre de quartiers et dans les sections communales».

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