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Armes nucléaires: une vingtaine de pays contre un traité d'interdiction

« Nous aimerions tous aujourd'hui qu'il y ait une... (PHOTO DON EMMERT, AGENCE FRANCE-PRESSE)

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« Nous aimerions tous aujourd'hui qu'il y ait une interdiction des armes nucléaires, mais aujourd'hui nous ne pouvons pas dire honnêtement que cela protégerait nos habitants, » a déclaré l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, soulignant qu'un total de « près de 40 pays » boudaient ces négociations.

PHOTO DON EMMERT, AGENCE FRANCE-PRESSE

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Les États-Unis, entourés d'une vingtaine de pays, dont le Royaume-Uni et la France, ont justifié lundi leur opposition à un traité qui interdirait les armes nucléaires, le jugeant irréaliste face aux crises actuelles.

« En tant que mère ou fille, il n'y a rien de plus important que je souhaite pour ma famille qu'un monde sans armes nucléaires », a souligné l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, en marge de l'ouverture de négociations sur un traité légalement contraignant lundi à l'Asemblée générale de l'ONU.

« Mais il faut être réaliste », a-t-elle ajouté. « Y a-t-il quelqu'un qui croit que la Corée du Nord serait d'accord pour interdire les armes nucléaires ? »

L'ambassadrice des États-Unis, première puissance nucléaire mondiale, a fait cette déclaration entourée d'une vingtaine d'ambassadeurs de pays alliés des États-Unis et boycottant eux aussi ces négociations, aux premiers rangs desquels figuraient la France, le Royaume-Uni et la Corée du Sud.

« Nous aimerions tous aujourd'hui qu'il y ait une interdiction des armes nucléaires, mais aujourd'hui nous ne pouvons pas dire honnêtement que cela protégerait nos habitants, » a ajouté Mme Haley, soulignant qu'un total de « près de 40 pays » boudaient ces négociations.

Tout en reconnaissant que les promoteurs d'un tel traité agissaient « de bonne foi », « il faut se demander s'ils comprennent vraiment les menaces auxquelles nous sommes confrontés », a-t-elle ajouté.

Alors que les partisans de ces négociations soulignent que les puissances nucléaires n'ont rien fait ces dernières années pour désarmer, elle a affirmé que les États-Unis avaient réduit leur arsenal de 85 % depuis l'entrée en vigueur du Traité de non-prolifération en 1970, et qu'ils « allaient continuer » à les réduire.

L'ambassadeur britannique, Matthew Rycroft, a lui aussi assuré que son pays était « complètement engagé pour arriver à long terme à un monde sans armes nucléaires ».

« Mais nous ne pensons pas que ces négociations peuvent mener à de réelles avancées en matière de désarmement nucléaire mondial », a-t-il souligné.

« La meilleure façon d'arriver à un désarmement nucléaire mondial est via un désarmement multilatéral progressif, négocié étape par étape dans le cadre des accords internationaux existants ».

Parmi les ambassadeurs entourant Mme Haley figuraient de nombreux alliés est-européens des États-Unis au sein de l'OTAN, ainsi que la Turquie.

La Russie et la Chine, grandes puissances nucléaires qui boudent également ces négociations, ne se sont pas associées à son intervention.




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