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Opérations de paix de l'ONU: des missions «plus risquées» à venir pour le Canada

Harjit Sajjan refuse de s'avancer sur l'endroit où... (photo sean kilpatrick, archives la presse canadienne)

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Harjit Sajjan refuse de s'avancer sur l'endroit où son gouvernement décidera de déployer des Casques bleus canadiens, mais dit avoir « une très bonne idée » de ce qu'il y a à faire.

photo sean kilpatrick, archives la presse canadienne

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Le retour du Canada au sein des opérations de paix des Nations unies passera par des missions plus « risquées », affirme le ministre de la Défense Harjit Sajjan, qui envisage aussi de déployer des Casques bleus canadiens à plus d'un endroit. La Presse s'est entretenue avec le ministre Sajjan, qui termine aujourd'hui une tournée d'une semaine en Afrique.

« On ne se fera pas d'illusions : ce sera plus risqué », affirme sans détour Harjit Sajjan à propos du rôle accru que le Canada entend jouer bientôt au sein des missions de maintien de la paix de l'Organisation des Nations unies (ONU).

« Le défi, c'est que les missions de paix soient adaptées à la menace », a déclaré le ministre canadien de la Défense lors d'un entretien téléphonique avec La Presse, hier, alors qu'il se trouvait en Tanzanie.

Puisque la nature des conflits dans lesquels l'ONU intervient a beaucoup changé, notamment avec l'implication de groupes terroristes, « il faut avoir le mandat approprié pour que [les] troupes puissent faire le travail », poursuit-il, évoquant la « cruciale » protection des civils.

Harjit Sajjan refuse de s'avancer sur l'endroit où son gouvernement décidera de déployer des Casques bleus canadiens, mais il dit que cette « mission de cueillette d'information » d'une semaine, qui l'a aussi conduit en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda et en République démocratique du Congo, lui donne « une très bonne idée » de ce qu'il y a à faire.

Le Canada étudie un éventail de possibilités « allant du contre-terrorisme à l'aide au développement », affirme le ministre, qui insiste sur la nécessité de mieux comprendre les conflits avant de s'y impliquer.

Différents observateurs s'attendent à ce que le Canada annonce un déploiement de Casques bleus lors du sommet britannique sur les missions de paix des Nations unies qui se tiendra à Londres les 7 et 8 septembre, auquel le ministre Sajjan participera.

DÉPLOIEMENT MULTIPLE?

Le Canada ne s'impliquera pas forcément dans une seule opération des Nations unies, a révélé hier à La Presse le ministre Sajjan.

« On ne va pas se restreindre à un seul endroit », a-t-il déclaré, insistant sur l'importance d'adopter une approche régionale, car « la complexité des conflits » dépasse les frontières nationales.

« Nous devons étudier où nous avons besoin de faire du renforcement des capacités, où il faut faire du développement, où il faut envoyer nos troupes spécialisées et où il faut faire du soutien à la paix traditionnel », a dit Harjit Sajjan, ministre de la Défense nationale

Des observateurs consultés par La Presse au cours des derniers mois ont évoqué la possibilité que le Canada se joigne à la mission de l'ONU au Mali ou à celle en République centrafricaine, deux pays qui ne figuraient toutefois pas à l'itinéraire du ministre.

Mais Harjit Sajjan avait indiqué avant son voyage qu'il ne fallait pas tirer de conclusions à partir de la liste des pays qu'il s'apprêtait à visiter et qu'un déploiement demeurait envisagé dans d'autres pays.

D'AUTRES FAÇONS D'AIDER

Le ministre Sajjan a également affirmé que le Canada étudie d'autres façons de soutenir l'action de l'ONU que de prendre part à une opération de paix, évoquant notamment le « formidable travail d'organisations comme l'UNICEF [Fonds des Nations unies pour l'enfance] ».

Harjit Sajjan a d'ailleurs rencontré samedi, en Ouganda, des représentants de l'UNICEF et du Programme alimentaire mondial (PAM) « pour discuter de la protection des enfants vulnérables durant les conflits armés », expliquait un communiqué de son cabinet.

Le ministre a également profité de son séjour pour rencontrer des organisations non gouvernementales qui oeuvrent sur le terrain, afin de mieux comprendre « les racines profondes » des conflits dans lesquels le Canada pourrait être appelé à intervenir.

« Vous pouvez être surpris à quel point la compréhension des racines profondes d'un conflit peut vous mener dans une direction complètement différente [pour tenter de le solutionner] », estime M. Sajjan.

Le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire ainsi que l'ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et ancienne juge à la Cour suprême du Canada Louise Arbour ont accompagné le ministre Sajjan dans sa tournée africaine.

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