Terrorisme et réseaux sociaux au menu du Conseil de Sécurité

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Les entreprises de réseaux sociaux n'ont pas à être convaincues de l'importance de contrer la présence des terroristes sur leurs plateformes, a assuré Monika Bickert, responsable des politiques globales chez Facebook.

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(NEWYORK) La réunion spéciale sur le terrorisme et les réseaux sociaux tenue hier et aujourd'hui à l'ONU vise à mobiliser les États membres, la société civile et les entreprises privées pour développer ensemble une réponse à la montée de groupes comme l'État islamique. «Il faut être très innovants, il faut casser les tabous, rassembler toutes les expériences», a déclaré en ouverture Jean-Paul Laborde, secrétaire général adjoint des Nations unies. Voici un aperçu des discussions d'hier.

Violence plutôt que religion

Javier Lesaca, de l'Observatoire international pour l'étude du terrorisme, en Espagne, est venu présenter les résultats d'une étude sur la propagande de l'État islamique sur le web, dans laquelle la religion tient très peu de place. Les résultats montrent que les sympathisants du groupe font circuler 30% de contenu axé sur le combat et les actes de guerre, 25% d'entrevues de djihadistes, 18% de contenu présentant leur groupe comme un vrai gouvernement fonctionnel, 15% de mises en scène d'exécutions et à peine 2% de contenu religieux.

L'intérêt des réseaux sociaux

Les entreprises de réseaux sociaux n'ont pas à être convaincues de l'importance de contrer la présence des terroristes sur leurs plateformes, a assuré Monika Bickert, responsable des politiques globales chez Facebook. En effet, la présence des extrémistes menace leur modèle d'affaires, selon elle. «Nous sommes des entreprises et nous nous soucions de nos intérêts d'affaires. Les gens ne viendront pas sur Facebook s'ils y voient un paradis pour terroristes», a-t-elle déclaré.

L'importance des contre-discours

Daniel Cohen, coordonnateur du programme de cybersécurité à l'Institute for National Security Studies, a appelé à la diffusion sur les réseaux sociaux de contenus qui montreraient la vraie nature des djihadistes pour contrer leur propagande. «Il faut changer leur image de cool kidset montrer de quoi il retourne vraiment.» Un autre participant, le Canadien Abdul-Rehman Malik, a évoqué une application web en voie de développement qui permettrait aux internautes de s'inscrire dans une «brigade Twitter» pour amplifier automatiquement la diffusion des meilleurs contenus antiradicalisation.

La supériorité des sources humaines

À travers toutes les discussions sur le web et les nouvelles technologies, un cadre du FBI est venu plaider pour les «bonnes vieilles méthodes» qui ont fait leurs preuves dans les enquêtes antiterroristes. Pour Matthew Miraglia, agent spécial superviseur au sein de l'organisme fédéral, l'humain reste le meilleur atout des policiers. «Les sources humaines confidentielles seront toujours notre meilleure source d'information. Une personne qui parle à un terroriste, par exemple. Il faut en développer», a-t-il lancé durant sa présentation.

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