Wall Street finit en nette hausse

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Faute de chiffre majeur sur l'économie américaine, les investisseurs se concentrent en outre sur la Chine, où l'inflation a ralenti brutalement en janvier, plongeant sous 1% pour la première fois en plus de cinq ans.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a fini en nette hausse mardi, les investisseurs se montrant confiants quant à un compromis entre la Grèce et ses créanciers internationaux.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 15 112,52 / 11,82 (0,08%)
  • Dow Jones 17 868,76 / 139,55 (0,79%)
  • S&P 500 2 068,59 / 21,85 (1,07%)
  • NASDAQ 4 787,64 / 61,63 (1,30%)
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«On a de l'espoir quant à un possible accord sur la Grèce et sa dette, et c'est pourquoi le marché est si robuste aujourd'hui, alors qu'il n'y a pas beaucoup d'actualités sur le plan économique», a résumé William Lynch, de Hinsdale Associates.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras, dominé par la gauche radicale, finalise les détails du plan qu'il compte présenter mercredi à ses partenaires européens comme substitut au programme d'aide et de réformes en cours depuis 2010, dans un climat plus optimiste, comme en témoigne un bond de près de 8% de la Bourse d'Athènes.

En général, «la Grèce n'est pas un sujet d'importance majeure pour les marchés américains, mais si l'on trouve une solution, cela pourrait avoir un effet sur les investisseurs dans le monde entier», a expliqué David Levy, de Kenjol Capital Management.

Les investisseurs ont en outre digéré un ralentissement brutal de l'inflation en Chine, plongeant en janvier sous 1% pour la première fois en plus de cinq ans.

Ce chiffre est bien accueilli à Wall Street car «il alimente les espoirs de nouvelles mesures de soutien» par la banque centrale chinoise, ont expliqué les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Le marché obligataire américain, traditionnel refuge en cas de pessimisme, est lui en baisse, ce qui laisse penser que «les investisseurs sont de plus en plus à l'aise à l'idée d'une hausse mesurée des taux d'intérêt de la Réserve fédérale (Fed)», actuellement proches de zéro, a noté David Levy.

Vers 16 h 30, le rendement des bons du Trésor à 10 ans avançait à 1,994% contre 1,957% lundi soir, et celui à trente ans à 2,576% contre 2,536% précédemment.

Aeropostale s'envole

Parmi les valeurs, le Dow Jones a été stimulé par une hausse de 2,84% à 42,40 dollars du géant des boissons Coca-Cola, qui a publié des résultats meilleurs que prévu pour l'an dernier malgré une baisse du bénéfice net, et montré ainsi que «certains groupes mondiaux résistent aux effets de la force du dollar», comme l'a souligné David Levy.

Dans le Nasdaq, le groupe informatique Apple, qui profite toujours de l'engouement pour les dernières versions de son iPhone, est devenu la première entreprise américaine à franchir le seuil symbolique des 700 milliards de dollars de valorisation, après une hausse de 1,92% à 122,02 dollars.

Le constructeur General Motors, dont un investisseur activiste exige une place au conseil d'administration, a pris 4,22% à 37,52 dollars.

Le fabricant de semi-conducteurs Qualcomm a avancé de 4,69% à 70,26 dollars, après avoir relevé sa prévision pour l'exercice en cours, et fait ainsi oublier en partie une amende de 975 millions de dollars en Chine à la suite d'une enquête antitrust.

Le groupe hôtelier Starwood Hotel, qui va mettre en Bourse ses activités de location-partage pour réduire le poids de ses actifs immobiliers dans son bilan, a progressé de 6,60% à 75,93 dollars.

Son concurrent Wyndham a bondi de 8,71% à 88,07 dollars, après avoir annoncé un bénéfice trimestriel à 112 millions de dollars et un chiffre d'affaires de 1,2 milliard, tous deux en hausse et jugés meilleurs que prévu.

La chaîne de vêtements Aeropostale s'est envolée de 16,67% à 3,08 dollars, après avoir amélioré sa prévision de résultats trimestriels, ne s'attendant plus qu'à une perte de deux millions de dollars, «sur la base de ventes, de marges et de gestion des dépenses meilleures que prévu en janvier».

À l'inverse, le groupe de services pétrolier Halliburton a reculé de 2,09% à 42,60 dollars, après avoir durci ses projets de suppressions d'emplois face à la baisse des cours du pétrole brut, qui ont chuté de plus de moitié depuis juin. Mardi, ils ont perdu plus de trois dollars à New York.




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